Du “Prolétaire” à “l’Humain d’abord”, le PCF a 100 ans.

Le 25 décembre 1920 à 10 h 35 s’ouvrait le congrès de Tours du Parti Socialiste (SFIO) qui allait se prononcer majoritairement pour l’adhésion à la III ème Internationale et par voie de conséquence à la création du Parti Communiste Français (SFIC). Le rôle de grandes fédérations comme le Nord fut déterminant dans l’adhésion : 358 mandats contre 190.

Dans l’agglomération les sections de tradition guesdiste comme Roubaix à 80% ouvrière, influencée par Lebas, se prononcèrent contre. Paradoxalement Tourcoing où une partie des ouvriers se prononçait pour les partis bourgeois plus influents que chez sa voisine, la section plus jeune et révolutionnaire à la formation militante plus récente donnait 100 % à l’adhésion.

Ce sera également le début de l’influence communiste dans les villes de Roncq et d’Halluin qui connurent des municipalités rouges*.

* Maurice Demouveau : La scission du Parti socialiste à Lille-Roubaix-Tourcoing (1918-1921) Revue du Nord Année 1974 n°221

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Crispations…

 le Monde des livres reparaît en cahier ce qui marque la rentrée littéraire, certes, mais aussi de tout un chacun avec sa cohorte de bien pensants à la mode progressiste. Première crispation : l’emploi, mais ce n’est pourtant pas une nouveauté de mots féminisées, en l’occurrence écrivaine voire autrice en soulignant pour être complet que cette dernière est homosexuelle ! George Sand était donc écrivaine et autrice de “Leila”…

 Doudeauville ; le vieux pont en béton qui avait basculé lors de la crue de la Course en novembre dernier a été reconstruit en bois. Rien de mieux que de s’accouder au garde-corps et méditer sur l’engagement politique avant de rejoindre l’autre rive et vice-versa…

Le ci-devant ministre de l’intérieur va de nouveau quitter son mandat de maire de Tourcoing mais n’en doutons pas va conserver un œil sur la maison en installant à sa place un homme lige âgé  sans ambition et sans rayonnement particulier. Détestable pantomime qui ne trompera personne. Les quelques centaines d’électeurs (15%) qui l’ont élu sont ridiculisés.

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Mon mai 40

Quelques souvenirs de souvenirs de nos proches et quelques photos retrouvés au hasard du classement des dossiers que nous avons entrepris, se bousculent non pas de mai 1945 mais plutôt de mai et juin 1940. L’avancée des troupes allemandes entraîne les familles à “évacuer”. Arthur, mon grand père paternel et sa seconde épouse au volant de sa Citroën emmène avec eux ma mère et ses belles sœurs dans un véhicule dont les bagages retombaient régulièrement sur le dos des passagères assises à l’arrière. Direction Paris et l’ouest lointain, j’en étais ! Le “coup de faucille” de la Wehrmacht les contraignit à se tourner vers l’ouest et ils atteignirent Le Touquet entre le 15 et 20 mai où affluaient les réfugiés. Ce fut donc mon premier séjour dans cette ville de villégiature. Mes tantes se “battaient” pour conduire ma voiture d’enfant en promenade vers la digue de mer. Les soldats allemands campaient sur la plage et, le très beau temps de ce printemps 1940 aidant, ils se baignaient, ma mère détourna les yeux, ils étaient nus…Boulogne sur Mer occupé, le camp de prisonniers de Dannes ouvert… J’avais 9 mois.

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Relâchement

Le relâchement de la langue est total au point qu’il devient insupportable d’écouter les nouvelles y compris sur France Culture ! Les mêmes mots, les mêmes clichés nous impactent quand ils ne nous percutent pas. Il n’y a pas un instant sans que la voix à l’intonation traînante d’un acteur social, au propos incertain, ne vienne conforter la question suggérant déjà la réponse, d’un journaliste en mal de nouveautés et qui peuple son propos d’un autoritaire effectivement masquant pour le coup le dérisoire du discours. Ajoutons l’oubli de la forme interrogative et de l’inversion du sujet : qu’en est-ce que tu viens? au lieu du simple et efficace : Quand viendras-tu ? ou encore en pire avec le doublement du verbe être “où est ce que c’est que vous partez en vacances ? C’est compliqué me dira-t-on de parler sans précipitation, de se corriger mentalement avant d’ouvrir la bouche, bref de respecter son interlocuteur ce qui est pourtant une des premières élégances.

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Salut public dans le monde d’après ?

Chevènement et Macron

Tout est politique y compris en cette période de confinement et l’interrogation sur les changements nécessaires sur le monde d’après est bien légitime ; c’est ce qu’à esquissé Macron dans une sorte d’examen de conscience avec l’aveu surjoué qu’il faudrait sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – moi le premier !

Il s’était entretenu avec Chevènement qui vient de lui apporter sa confiance pour l’avenir, par civisme élémentaire !

Une confiance par défaut sans doute car il a raison de dire qu’il faudrait aujourd’hui à la tête du pays l'”homme de la nation” capable de rassembler, dans un nouvel élan national mais qu’il n’en voit guère poindre la tête.

Le discours chevènementiste reprend les thèmes et propositions qui apparaissaient déjà lors de sa candidature de 2002 : remise en cause profonde des traités européens, gouvernement de salut public de dépassement droite-gauche pour la renaissance d’un état stratège planifiant un redressement industriel national, un puissant mouvement de développement des services publics, priorité de la nation seul espace de la démocratie avec des coopérations internationales.

C’est là que réside la profonde contradiction avec l’actuel président qui est et par la force des choses restera, l’élu libéral; soucieux d’une souveraineté européenne qui n’existe pas, d’une mondialisation conduite par une élite technocratique et bourgeoise.

Laisser croire aujourd’hui qu’à l’issue de la crise de profondes transformations politiques puissent être conduites par ce gouvernement ne peut que démobiliser le peuple. Regardons le réel ; un gouvernement de salut public ne peut que s’appuyer sur d’une part ce peuple sans-culottes que sont les gilets jaunes actant le droit au soulèvement populaire quand les élites trahissent et sur d’autre part, les forces nationales républicaines qui qu’on le veuille ou non sont bien présentes dans l’espace politique. Quant à la gauche tant qu’elle ne renouera pas avec l’idée nationale tant sur les valeurs d’identité que sur celle du patriotisme économique, elle se noiera dans ses contradictions sociale-démocrates et néo-trotskistes.

Je crois à de nouveaux espoirs mais n’attendons rien du système actuel indissolublement lié à la bourgeoisie d’affaire et à l’idéologie de l’individualisme entrepreneurial. Je crois à la nécessité de cette urgence de salut public mais sans exclusive politique, sans vision étroite de la géographie politique de notre pays et sans nier la réalité de la vie populaire.

Une citoyenneté active surgira peut-être de cette période, aidons sans complaisance vis-à-vis du verbe présidentiel à une nouvelle prise conscience du politique et les hommes du moment apparaîtront.

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Municipales chez le ministre candidat

Monsieur le ministre Darmanin n’exclut pas de rester ministre après l’élection municipale ! Si je comprends bien en cas de victoire, il ne sera pas maire et placera comme ce fut le cas quelque supplétif docile de son conseil à la place ou à l’inverse, en cas de défaite on doute fort que le Président puisse confier un nouveau poste ministériel à qui n’a pas recueilli l’approbation du suffrage universel.

Conclusion, la tête de liste LREM ne sera pas maire !

Quelques nouvelles brèves II

Dimanche 16 février : Le poids de la brochure de campagne du ministre candidat, outre les dommages dorsaux qu’il peut occasionner aux militants qui la diffusent, est sans doute proportionnel à la crainte qu’il doit éprouver quant à sa réélection. Le contenu marque une certaine coûteuse ostentation quant au bilan et aux propositions exemptes, soit dit en passant, de toute référence politique sur son propre bilan. Enfin les oppositions ont du grain à moudre.

Lundi : Ainsi, il en va des pages consacrées aux seniors, la peur de dire les vieux ce qui serait incorrect en période électorale, extension du cadeau de fin d’année, gratuité des transports… merci, merci aussi pour avoir diminué la pension des retraités en augmentant la CSG, l’un compense-t-il l’autre ?

Mardi : Je suis frappé par le vide politique de la plupart des listes concurrentes, en particulier celle, apolitique, Ambition commune (sic), soutenue par l’ancien maire socialiste de Tourcoing “plus démocratique, plus durable, plus solidaire, plus vivante..”; de quoi mobiliser ce qui reste d’électeurs socialistes !

Mercredi : pages culture de la brochure ci-dessus mentionnée, où l’on se prend à rêver du temps où la ville était citée en exemple pour son développement culturel. Il en reste une forme de mépris des créateurs : conflit avec le Centre Dramatique National, abaissement de la politique muséale conduisant à l’absence de conservateur pour le musée, absence d’une politique claire de développement culturel fondé sur la présence de grands créateurs œuvrant de nouveau en toute indépendance pour le plus grand profit des tourquennois et un adjoint à la culture sans voix…

Jeudi : J’apprends que la liste du Rassemblement National a eu la plus grande peine à trouver une salle privée pour la venue de M. Bardella, deux propriétaires s’étant désistés à la dernière minute ! Étrange, non ? Il est vrai qu’elle acquiert dans le paysage de plus en plus de crédibilité en tant qu’opposant républicain au ministre Darmanin..

Photo VdN

Vendredi : Je traverse Wattrelos couvert d’affiches de Dominique Baert maire sortant mais recouvert presque trop discrètement d’un autocollant : “soutenu par LREM”…Là au moins ses opposants, PS orthodoxe qui l’avait exclu et le RN sont à la manœuvre et placent le débat où il doit être…

Samedi : La Voix du Nord juge la campagne atone… Il faut dire que par le passé la culture politique des journalistes locaux faisait qu’ils laissaient une large place à la politique et étaient des relais efficaces à défaut d’être toujours impartiaux ; mais autre mœurs et autre contraintes pèsent sur eux, hélas.. Force est de constater cependant le déséquilibre des moyens d’autant plus que peu de listes ont véritablement affiché leur engagement politique d’alternative face à LREM et son ministre pourtant minoritaire dans les urnes aujourd’hui…

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La laïcité… l’escamotée des municipales

Ce n’est certainement pas par hasard si Macron est allé en terre de concordat  pour nous parler dans un doux euphémisme de “séparatisme islamique”, conscient que ce sujet hautement sensible dans beaucoup de communes est purement et simplement absent des programmes ou tracts préélectoraux.  J’ai pu le constater sur l’épaisse brochure du ministre candidat Darmanin qui avait à une époque suggéré d’aller vers une sorte de reconnaissance de l’Islam au travers d’un nouveau concordat, ce qui impliquait une prise en compte par l’Etat de la formation au culte et d’éventuelles subventions… cas en Alsace pour les cultes protestants et catholiques…

Il est donc sensé d’avoir une légitime inquiétude sur les propositions de formation des imans, sur d’éventuelles filaires universitaires, sur la reconnaissance d’écoles musulmanes pour s’aligner sur le statut concordataire, ce qui avait une pertinence historique, mais qui n’a plus lieu d’être un siècle après le retour de l’Alsace-Lorraine dans la République.

D’abord le débat laïque aujourd’hui est posé essentiellement dans nos villes devant la revendication directe ou dissimulée d’un islamisme militant vis-à-vis des élus ainsi que d’un embrigadement plus ou moins public de population de certains quartiers, accompagnés d’exigences de financement voire de reconnaissance de particularisme.

Le communautarisme est en marche.

Qu’on ne crie pas à la discrimination !  ceux-là mêmes qui hurlent créent leur propre discrimination en refusant toute attitude publique conforme aux traditions républicaines de discrétion comme disait Chevènement.

Depuis de nombreuses années beaucoup d’élus municipaux, de maires ont collaboré et acheté la paix sociale en manifestant complaisamment leur intérêt vis-à-vis de ceux qui ne respectaient pas les lois et règles de la République, mettant à mal la stricte neutralité que doivent observer les élus vis-à-vis des cultes.

Pose de la première pierre de la septième mosquée par l’ancien maire(PS) et par le le nouveau maire (soutien LREM) de Roubaix

Les nombreuses années passées à Roubaix, élu, travaillant et habitant dans un quartier sensible à forte proportion d’habitants de culture arabo musulmane, m’ont contraint souvent seul à dénoncer les dérives néfastes d’une majorité municipale qui offrait des salles gratuitement à des prédicateurs sous la pression d’associations culturelles, qui subventionnait un voyage de jeunes au Bourget à l’assemblée de l’UOIF, qui participait à des rassemblement de croyants à l’occasion de l’Aïd, qui accordait des facilités à l’implantation de lieux de culte, qui ne s’interrogeait pas sur l’organisation de réseaux commerciaux ethniques autour des mosquées ou dans certaines rues, qui acceptait des dérogations au service public pour raisons religieuses, tout cela ne conduisant en aucune façon à mieux intégrer mais bien au contraire à communautariser et ghettoïser certains quartiers.

J’ai vu en quinze ans les résultats d’une telle politique tournant les dos à ce qui aurait du être une politique d’exemplarité laïque et de pédagogie laïque et républicaine.

En n’abordant pas ces questions dans la campagne municipale c’est déjà refuser par avance de s’engager sur une lutte résolue contre toutes les provocations antirépublicaines. Les candidats devraient dire que certaines attitudes ostentatoires seront combattues.

La laïcité s’est construite au début du XXème siècle contre un catholicisme conservateur, le combat idéologique fut rude mais c’est la liberté de conscience qui a triomphé. Aujourd’hui le combat pour la laïcité est face à l’islamisme, il y a urgence à ce que nous préservions nos façon de vivre, nos coutumes, le respect de chacun dans sa sphère intime sinon ceux qui, non sans arguments, pensent “grand remplacement” auront raison. Si nous gagnons ce combat vital ce sera la preuve que l’Islam est compatible avec la République, preuve qui est de moins en moins tangible  aujourd’hui.

Les socialistes ont payé durement leur aveuglement, leur inutile clientélisme et leur complaisance coupable, “La république en Marche” et ses obligés tentent d’éviter le sujet, elle périra aussi de son mutisme. A mes concitoyens de choisir les élus qui sont limpides à ce sujet…

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Les municipales seront politiques… l’exemple tourquennois

Le politiquement correct aujourd’hui serait de ne pas afficher son rattachement politique. Les listes ou têtes de liste s’affichent “sans étiquette”, “union des intérêts pour…”, agir pour…;” et autres formules toutes aussi dénuées de sens, à commencer par le ministre de l’intérieur qui a tenté, heureusement en vain, de ne plus attribuer de sens partisan aux listes des villes de moins de 9000 habitants.

Ce camouflage complice est partagé dans la plupart des cas par les têtes de liste des anciennes grandes formations surtout quand elles ont le soutien discret de LREM. Les citoyens doivent exiger la clarté politique de ceux qu’ils vont élire d’autant qu’en y regardant de plus près, je n’ai jamais autant constaté la présence de transfuges venant de droite comme de gauche tentant de faire oublier leur ancienne appartenance socialiste ou gaulliste voire d’extrême gauche. Dénonçons cette absence de conviction, de sens politique, de souci idéologique. La confiance nécessite la clarté et l’engagement…

Pourtant ces élections municipales seront pour la première fois après les européennes l’occasion de sanctionner la politique de Macron donnant un sens politique dans les urnes aux luttes sociales de ces derniers mois… Pas une voix pour les maires sortants soutenus par La République en Marche (LREM), Pas un geste vers ceux qui revendiquent leur proximité avec le Président , tel devrait être le slogan de la majorité de nos concitoyens qui rejette la funeste politique actuelle.

C’est parce que le président Macron a bien conscience que ces élections revêtiront un caractère politique qu’il envoie ses ministres au charbon, particulièrement au Havre et à Tourcoing pour un test national…

Alors suivons l’exemple de ma ville…

Premières séries de brèves politiques sur la campagne

Parues dans Mon Tourcoing

Dimanche 9 février: La liste du Rassemblement National mène campagne, forte des résultats antérieurs à Tourcoing. Son appel à l’unité des républicains a peu d’effet. Elle reste une alternative crédible au ministre candidat si elle développe son action politique à un autre niveau.

Lundi : Huit listes face à celle de Darmanin; à croire que l’on veut lui ouvrir un boulevard avec des listes de complaisance ou alors est-ce un simple signe de la déliquescence du politique.

Mardi : Où sont passés “Les républicains” ? à genoux devant le ministre de Macron. Dans une ville à forte présence depuis toujours du gaullisme social pas un candidat pour y faire référence. Enfin il n’est pas trop tard, Debout la France est à la manœuvre.

Mercredi : La liste conduite d’Union des gauches (LFI, PCF,…) conduite par le fils de l’ancien maire socialiste Devloo est à saluer pour son engagement politique clair contre le “ministre de l’action publique et de l’inaction municipale”(sic).

Jeudi : pas de sigle politique sur les affiches du ministre Darmanin, aurait-il peur d’assumer la politique de LREM tant contestée ? Cela est pourtant au cœur du débat électoral, l’opposition semble bien molle à ce sujet…

Vendredi : Bousculade pour être de la liste du ministre Darmanin, la soupe d'”En Marche” n’est pourtant pas du goût des tourquennois, rappelez-vous les résultats aux européennes, Le Rassemblement National était largement en tête. Ces élections seront très politiques, première occasion de battre le macronisme.

Samedi : On ne peut qu’être triste de voir la disparition des socialistes, et pour plusieurs responsables le reniement de leurs convictions. Je pense à la place qu’occupaient dans la vie politique, sans remonter jusqu’à d’Inghels, les maires Louis Paris, René Debesson, Guy Chatiliez, Maurice Devloo…

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Réponses au questionnaire de Dupont Aignan quant à l’avenir de Debout la France

Nicolas Dupont Aignan (NDA) et Debout la France (DLF) lancent un questionnaire en direction des adhérents et des sympathisants actuels ou anciens afin de préparer l’université d’été. C’est une bonne et nécessaire décision à un moment où il y a bien lieu de s’interroger sur l’avenir politique des nationaux républicains particulièrement ceux issus de la gauche chevènementiste.

Quelles sont en effet les grandes leçons à tirer depuis l’élection présidentielle et quelles orientations prévoir ?

Le premier tournant et évènement essentiel fut l’appel de NDA en faveur de Le Pen au second tour de la présidentielle. J’ai soutenu cette courageuse décision face à ceux qui préconisaient l’abstention faisant le jeu de Macron et de ses “marcheurs” qui sous une apparence de renouveau progressiste (sic), représentaient tout ce que nous avions toujours politiquement combattu. Nous avons eu raison par cette décision historique de marquer la réalité du vrai clivage entre nationaux, souverainistes, patriotes, travailleurs et cette émergence de tout ce qui voulait apparaître moderne, audacieux, en fait une mise au goût du jour pour les jeunes opportunistes de la réussite sociale, d’une pensée de la bourgeoisie libérale européiste et mondialisée dédaignant le peuple de France dans ses plus grandes profondeurs ; un vrai clivage de classe comme la suite nous l’a montré.

Quant aux législatives qui suivirent, il est peut être dommage de ne pas avoir poursuivi cette stratégie d’alliance encore plus affirmée mais cela aurait conduit, les faits l’ont là aussi montré, les quelques candidats de DLF dissidents ayant eu le soutien du FN furent battus, à ce que NDA n’aurait pas été élu député

Ces péripéties et cette stratégie ont eu pour effet, un peu paradoxalement de renforcer le mouvement avec l’arrivée de cadres, d’élus du Front National au sein de DLF notamment dans le Nord ainsi que de diverses personnalités républicaines. Deux députés européens rallièrent notamment une de mes anciennes collègues du conseil municipal de Roubaix;

Durant quelques mois nous avons cru que cette nouvelle orientation indépendante porterait ses fruits à l’occasion des élections européennes. Il faut d’ailleurs constater qu’une place relativement plus importante fut accordée à DLF dans les médias

Le mécontentement, la révolte populaire des gilets jeunes largement soutenus dans une ligne de méfiance vis à vis des responsables et élus politiques partisans est venus bouleverser la donne. Le résultat fut une abstention massive et un vote anti-macron polarisé dans un vote utile sur le Front National. Que DLF n’ait pu obtenir des élus européens est certes regrettable mais ne constitue pas en soi un échec car les idées portées et la campagne fort intelligente quant à l’avenir de la France en Europe ont posé durablement de nouveaux jalons, même s’il est apparu à certains que, par opportunisme peut être, l’hypothèse du retrait de l’Union européenne ou de la sortie de l’Euro fut laissée à Philippot et ses patriotes seuls à porter ce discours.

Quelle stratégie désormais adopter ?

Deux questions se posent : les alliances électorales et l’avenir du mouvement, de son organisation avec en perspective mobilisatrice les élections municipales.

A cet instant la gauche si elle n’a pas disparu est idéologiquement stérile et inexistante sauf à s’aligner sur un discours écologique dominant organisé pour masquer les vrais problèmes sociaux ainsi que ceux de l’identité nationale et de la grandeur culturelle qui seuls peuvent conduire à l’unité d’action populaire y compris dans les exigences environnementales.

Le choix est clair. D’un côté le peuple de France dans ses composantes laborieuses et créatrices portant haut la conscience  citoyenne d’être d’une grande nation. Cette composante doit se retrouver en une grande alliance nationale, républicaine identitaire qui se situe bien au dessus de la droite et de la gauche dans une culture commune face au tenants d’une mondialisation économique et intellectuelle dans laquelle se retrouvent les élites conformistes de la bourgeoisie, alliées objectif du grand capital organisé à nos dépends par l’union européenne.

Ainsi on n’échappera pas à une alliance sous une forme ou une autre avec ce qui compte aujourd’hui le Rassemblement National, les patriotes de tous horizons et les grandes individualités républicaines de culture de droite ou de gauche attachées à la patrie et à ses travailleurs.

DLF peut et doit jouer un rôle primordial dans ce regroupement en étant une avant-garde éclairée et ouverte affirmant idéologiquement son logiciel politique. Il ne peut ignorer que son influence s’affirme dans les couches intermédiaires, chez de nombreux intellectuels et sans doute par manque de visibilité trop peu chez les travailleurs de toutes catégories. Force est de constater la prévalence actuelle du RN dans les milieux populaires, comme le montrent ces régions du Nord, terres où le PCF tenait lieu de contreculture, il s’y substitue dans l’identification politique et sociale, donc dans les luttes. DLF doit évoluer vers un parti d’avant-garde ayant le sens de l’histoire et de la tradition au cœur de son logiciel, un intellectuel collectif, organisé, discipliné, une force pédagogique pour une union nationale républicaine avec des militants armés idéologiquement. Le renouveau de la vie politique ne passera pas par la disparition des organisations politiques mais au contraire par le renforcement de l’offre organisationnelle.

Chers camarades, chers compagnons, l’enjeu n’est pas simplement de résister seul, quelque soient les moyens modernes de communication, à ces entreprises de déstructuration de notre société et de notre tradition qui sont autant de leurres d’un supposé progrès social mais de gagner peu à peu avec conviction les esprits, la raison, le cœur même de notre réalité nationale issue d’une histoire millénaire et d’une grande révolution, destin collectif, égalitaire et humain.

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Chevènement … 2019

Le chevènementiste militant que j’ai été et que, d’une certaine manière, je continue à être par l’esprit et la réflexion sur les analyses du “Che” s’interroge sur ses récentes déclarations à la presse (lecture du verbatim d’un entretien récent sur Europe1). Son propos complaisant voire laudatif à l’égard du président Macron en réponse à une question sur la contradiction entre le “libéral et l’europhile” qu’est ce dernier et ses positions politiques à l’opposé, pose problème. Pour la première fois n’y aurait-il pas une incompréhension de la nature du régime actuel et de la position revendiquée par Macron du “ni gauche, ni droite ? Ce positionnement n’a rien de commun avec la ligne qui fut mise en place en 2002 avec le Pôle républicain, le fameux “au dessus de la droite et de la gauche, il y a la république” marquant une volonté nationale républicaine antilibérale et patriotique. Nulle volonté, à l’époque de faire disparaitre un soi disant “ancien monde” mais la certitude qu’une gauche républicaine avait le pouvoir de rassembler une large part des citoyens pour redonner à la France sa place et le dynamisme d’un état stratège devant les dérives européistes des socialistes, idiots utiles d’une bourgeoisie mondialisée.

C’est le combat pour ce “chevènementisme” là qu’li m’importe de continuer au jour d’hui pour donner une issue politique à la crise populaire que nous traversons. Mon regard vers ce passé récent est apparu utile à l’occasion de deux évènements ce mois-ci : la mort de Georges Sarre, compagnon de Chevènement depuis le Ceres jusqu’au MRC dont il fut président, et la disparition programmée du MRC dans un regroupement avec des socialistes au sein de “La France Insoumise” (LFI).

Cette fin de l’aventure partisane entamée en 1992 marquée symboliquement par la disparition d’un de ses mentors et par l’ambiguïté politique de son ancien chef pose la question du post-chevènementisme et de sa diaspora républicaine. La parution dans la collection “bouquins” d’œuvres de Jean-Pierre Chevènement sera sans aucun doute un outil idéologique et politique important, l’adaptation à notre époque de cette pensée nécessite cependant des lieux d’actions nouveaux. “Debout la France” en est un.

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