2013

Le 11 mars 2013

Reprise !

Comme un nouveau jouet, la facilité, un peu irresponsable, de gazouiller sur un réseau social, nous conduit à oublier d’écrire un peu plus longuement et de façon plus approfondie ; ainsi en va-t-il, de ce bloc note trop longtemps à l’arrêt.

Je disais récemment au maire – qui me présentait son projet de prospective urbaine et sociale- la difficulté voire la lassitude d’être dans l’opposition avec le verbe, haut si possible, comme seule arme. Encore faut-il que le discours s’appuie sur l’argument et les idées qui fondent un engagement politique.

Engagement politique, comme voilà un terme daté, celui des années soixante où l’on bâtissait à l’abri d’idéologies structurantes des projets radicaux de transformations sociales mais donnant un sens collectif à un mandat d’élu ou à une action militante.

Mais nous ne sommes plus de nos jours dans un espace où « le désordre du réel obéirait à la cravache du concept ». L’individualisme triomphe sur le collectif, les nouvelles aliénations ne conduisent ni à la conscience de classe, ni à la lutte.

Alors, il nous reste la stratégie de l’influence par l’argumentation fondée, et le refus du technico-politique et de la simple gestion, refuge de la plupart des élus locaux.

C’est pour ces raisons que j’ai accepté de participer au projet « Roubaix 20X40, 800 idées …» initié par le maire. Si de cela pouvaient émerger quelques idées structurantes, une volonté d’agir, nous n’aurions pas perdu notre temps et aurions alimenté sur des questions de fond le débat des prochaines municipales.


Le 22 mars 2013

Lettre ouverte au maire

Monsieur le maire,

Comme vous le savez la date limite imposée par le premier ministre en ce qui concerne la réponse des communes sur la date de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires est fixée au 31 mars !

Il est regrettable que vous n’ayez pas voulu en débattre et soumettre au vote du conseil municipal cette question le 13 février dernier, alors que beaucoup de communes comme Lille ou Tourcoing en ont débattu.

Pourtant à cette séance nous avons eu une présentation, certes intéressante bien que très « technico-pédagogiste » du projet éducatif global mais qui ne comportait aucune référence à la proposition du ministre, ce qui est un comble étant donné l’importance des décisions à prendre et les conséquences sur le PEG.

Sans vous fonder sur des informations précises, tant sur les financements que sur les modalités techniques et humaines, vous avez décidé unilatéralement de mettre en œuvre cette réforme à Roubaix en 2013 !

Pour que cette réforme soit une pleine réussite à Roubaix, il faut en passer par une décision politique après concertation et débat ce qui prendra du temps.

Je vous demande donc à défaut de saisir le conseil municipal dans les délais que ce sujet soit abordé en toute transparence et tranché, y compris par un vote, par la commission « vivre ensemble » qui traite des questions scolaires et éducatives, ce samedi 30 mars.

La décision argumentée de la commission vous sera transmise et vous pourrez alors prendre en toute clarté démocratique votre décision.

Veuillez agréer, monsieur le maire, l’expression des mes sentiments dévoués.


Le 25 mai2013

Roubaix veut vivre !

Si je prenais la tête d’une liste aux municipales de 2014, elle porterait l’espoir d’un renouveau roubaisien, d’une nécessaire renaissance de ses ambitions, c’est la raison du titre de l’article de mon groupe pour le prochain bulletin municipal que vous trouverez ci-dessous :

Nous arrivons au temps des bilans d’avant la campagne des municipales qui fait en sorte que c’est le dernier texte d’expression politique qui nous est permis.

Elus de la gauche républicaine avec nos amis nous n’avons eu de cesse durant ces cinq dernières années de dénoncer une gestion socialo-centriste qui a conduit à une situation sociale roubaisienne dégradée, sans offre politique capable de redresser la deuxième ville régionale, notamment au sein de la communauté urbaine.

A une politique qui sollicite toujours plus de moyens dans l’aide sociale culturelle et éducative pour acheter une tranquillité sociale toute relative d’ailleurs, il eut fallu se donner les moyens d’une gestion du peuplement et du logement ayant pour but d’éviter d’ajouter la pauvreté à la misère, la formation de quartiers de plus en plus homogènes socialement, ethniquement et économiquement, la disparation du commerce traditionnel, la montée des incivilités, de l’impolitesse, de l’ostentation agressive…

La dernière péripétie en date est la mise en place précipitée de la réforme des rythmes scolaires. Coûteuse, sans concertation, elle va passer à côté de la priorité qu’est l’instruction publique, seul facteur d’assimilation laïque et de réussite dans le respect de notre république.


Le 25 mai 2013

Que Roubaix vive…

Dans une déclaration récente le maire de Roubaix regrette que l’acte III de la décentralisation n’aille pas assez loin notamment en matière d’intercommunalité. Ce qui revient à poser la question, pas nouvelle, de la place de Roubaix dans la communauté urbaine.

Sur deux points il me semble faire un sérieux contresens.

Dire que Roubaix mérite davantage de justice et d’équité dans la répartition des financements (péréquation financière) en raison des graves difficultés d’une grande partie de sa population sans poser la revendication d’une politique de rééquilibrage de la population, c’est de fait accepter que Roubaix soit voué à l’éternel assistanat des zones de relégation urbaine et qu’elle perde toute autonomie politique voire toutes marges de manœuvre.

Dans la même logique, souhaiter la désignation des élus de Lille Métropole au suffrage universel c’est méconnaître une réalité simple qui est qu’historiquement et matériellement la commune reste le lieu essentiel de l’espace démocratique et de la décision politique. La mutualisation de certaines compétences n’implique pas que l’échelon communautaire au nom du principe de subsidiarité, ce qui n’est d’ailleurs pas réellement le cas, soit une strate supérieure au jeu démocratique local qu’est la vie communale.

Rappelons qu’actuellement, les conseillers communautaires sont délégués de leur commune, et à défaut d’un mandat impératif, ils ont un devoir de défendre les intérêts de leurs mandants et de rendre compte systématiquement de leur action. Malheureusement force est de constater qu’ils sont le plus souvent prisonniers de logique de groupes politiques que d’intérêt local. Combien de dossiers communautaires sont-ils tranchés en conseil municipal ?

De plus je pense que cette logique communale est d’autant plus pertinente que la communauté urbaine de Lille est unique en France dans la mesure où elle fut organisée, non pas autour d’une ville phare mais sur une conurbation tripolaire regroupant les trois plus grandes villes de la région. Que ces villes construisent en commun certains grands projets mais qu’elles restent le lieu essentiel de la vie sociale et culturelle fondée sur le débat et les libres choix politiques de leurs concitoyens.

Ne soyons pas en 2014 les fossoyeurs de notre commune.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2004.perrin_e&part=193675
http://leblogdepierredubois.over-blog.com/article-decentralisation-l-audace-d-aller-plus-loin-116013752.html

Jeudi 20 juin 2013

Réforme Peillon, mes propositions…

Alors que le prochain conseil municipal de Roubaix du 27 juin va entériner orientations et dépenses pour la mise en place précipitée des nouveaux horaires scolaires, vous trouverez ci dessous mon intervention au conseil d’avril dernier. Tout était dit

« C’est le deuxième grand sujet de ce conseil municipal car il relève des compétences directes de la Ville.

La réforme Peillon et nous.

Je voudrais rappeler en préalable que nous sommes seulement dans l’un des éléments de la loi Peillon, ministre de l’Éducation nationale sur la refondation de l’école qui met l’accent, ce que je partage totalement, sur les savoirs fondamentaux avec priorité à l’école primaire et maternelle de l’instruction.

Il faut le rappeler car on se situe dans un contexte général qui va au-delà des rythmes scolaires et des heures de classe à Roubaix.

Je voudrais aussi rappeler un principe qui est pour moi fondamental. Il y a deux éléments dans l’éducation : il y a l’école et au centre de l’école non pas l’enfant mais le savoir, la culture et la lutte contre la cristallisation des inégalités. C’est là-dessus qu’il faut se fonder pour mener une politique communale en faveur de l’instruction publique et de l’école et pas seulement sur un éventuel bien-être des enfants, certes qui est important mais qui se situe après le moment de la classe et le moment pédagogique.

Sur cette réforme, malheureusement l’État laisse à chacun faire un peu ce qu’il veut. Quand on laisse se disperser toute la Nation, cela m’interroge. C’est en contradiction avec l’exigence d’égalité. Mais cela s’explique dans la proposition du ministre par un gigantesque transfert de charges ; de charges financières mais aussi de charges en matière d’instruction publique !

Je vous rappelle que depuis 1882, et c’est l’une des premières lois de l’école publique dans la République, c’est bien l’État qui prend en charge totalement l’instruction publique et l’enseignement, les villes n’y contribuent que par les locaux. C’est la loi, bien sûr plusieurs choses ont été rajoutées par la suite, mais il faut le rappeler car aujourd’hui, c’est d’une certaine façon remis mis en cause.

Faire une réforme pour que les enfants apprennent mieux, dans de meilleures conditions, conduisait je crois à aller beaucoup plus loin dans les horaires enseignants et augmenter massivement les salaires pour arriver à ce que les enfants retrouvent 27 heures par semaine comme avant et avec des professionnels de l’enseignement. C’était l’opinion du ministre qui a été freinée c’est dommage.

Une précipitation dangereuse.

Sur la question de 2013-2014, malheureusement Monsieur le Maire, je prends acte que vous n’avez pas soumis à votre Conseil municipal la possibilité d’attendre comme d’autres villes l’ont fait. Seuls 20 % des enfants en France seront concernés par cette réforme en 2013. Pourtant, ce n’est pas faute de vous avoir alerté sur votre méthode de travail autoritaire. Votre obstination est une erreur, j’espère que dans les mois qui viennent cela ne se transformera pas en faute politique.

Nous actons donc, nous sommes bien obligés, puisque l’échéance était fin mars, que cela se passera en 2013. Je remarque qu’au départ, il ne devait même pas y avoir de présentation de Monsieur l’adjoint. Il en a fait une quand même, mais je n’ai rien entendu comme explication sur le sujet concret de la délibération : pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Dans quelles conditions cela a été fait ? J’ai eu un cadre pédagogique mais rien de précis.

Nous n’avons pas eu jusqu’à ce jour d’informations précises, nous, les élus, et encore moins d’autres personnes sur le pourquoi et le comment de ces horaires que vous nous soumettez ce soir.

Pas de bilan, pas d’analyse pour présenter le dossier. Ce dossier est incomplet. On est déjà à l’étape 2 alors que l’étape 1 n’a pas été faite Pas de délibération d’orientation préalable.

On marche sur la tête et en plus on va à l’aveugle, vous voyez la posture !

Il aurait fallu nous soumettre un texte d’orientation incluant le post et le périscolaire dans les perspectives, et là on aurait pu vous suivre ou pas sur un certain nombre de propositions.

On ne sait pas quel sera l’encadrement, on ne connaît pas les finances, sans oublier l’enseignement privé qui fait ce qu’il veut. Dans ces circonstances, il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de concurrence déloyale ; il faut harmoniser le tout et savoir si cela va nous coûter. On travaille dans l’urgence. Ce n’est pas sain. Je le regrette profondément étant partisan de cette réforme.

Concernant la concertation, ne tournons pas autour du pot, Monsieur le Maire : il n’y a pas eu de concertation ! Pas du tout, ou alors s’il y a eu concertation et je lis ce qui est écrit dans un document interne de la mairie qui a été soumis au CTP : « La majorité municipale a décidé, après concertation avec l’Éducation Nationale, les directeurs académiques, les inspecteurs de l’Éducation nationale, les directeurs d’écoles de mettre en mettre œuvre la réforme à la rentrée 2013 ».

C’est un document officiel. Cela veut dire que vous avez discuté avec la hiérarchie de l’Éducation nationale qui forcément, et j’en sais quelque chose pour en avoir fait partie, va relayer les intentions du ministre pour que cela se fasse en 2013, pour une réussite politique, et c’est bien compréhensible.

Le manque de débat est total. C’est ce qui pêche aujourd’hui, je le regrette profondément.

En appliquant la réforme en 2013, vous n’avez pas non plus établi un rapport de force avec l’État. Établir un rapport de force, c’est demander à l’État combien de classes le ministre va ouvrir pour les 2-3 ans à Roubaix pour passer en 2013, et, ce, pour ajuster le projet, ajuster ce que l’on fait sur place. Cela n’a pas été fait dans ce sens, c’est dommage.

Cela n’a pas été non plus soumis à discussion avec les syndicats enseignants, les fédérations de parents d’élèves, les associations de parents d’élèves, les associations de culture populaire, les Conseils de quartiers, voire les Comités.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? La réforme n’a même pas été présentée en totalité aux élus, comment voulez-vous que nous prenions une décision politique ? Il revient en dernier ressort, à nous autres, au Conseil municipal, de prendre la décision, mais nous n’avons même pas eu le Power point de présentation inabouti de M. l’adjoint de la dernière Commission sur table alors qu’il devait nous être fourni !

Sur le texte de la délibération elle-même, je pense qu’il est judicieux puisque l’on ne peut plus revenir sur 2014, de reporter cette délibération à un Conseil municipal spécial s’il le faut, qui pourrait se situer fin mai. Car si l’on regarde cette grille qui a été avalisée, discutée certainement avec les inspecteurs, Monsieur l’adjoint, je ne vous fais pas ce procès-là, mais quand même, quand on veut faire compliqué, pourquoi faire simple ! Quel esprit génial a décidé, sans doute M. Tizaghti, tout seul, que l’on va commencer à 8h15 ? Pourquoi ne pas maintenir 3h30 le matin et 4h le mercredi ? C’est-à-dire chambouler de façon très importante les rythmes, les habitudes, les points de repère scolaires qui existaient dans cette Ville. Sans doute, y a-t-il de bonnes raisons, mais on ne les connaît pas. Je ne partage pas cela.

Le mercredi au lieu du samedi, les villes en discutent en a-t-on discuté ici ? Non. On n’en a discuté avec personne. Les horaires différents suivant les jours où les heures du soir, là aussi pas de discussion et rien sur la période cruciale qui se situe entre 15h15 et 16h30.


Mes propositions.

Avant d’en terminer, je voudrais faire un certain nombre de propositions, Monsieur le Maire ; le sujet méritait d’être précis.

1° – Je crois qu’il faut rendre quasi obligatoire, ou du moins mettre les conditions d’une obligation de la présence des élèves et des enfants jusqu’à 16h30. Il faut trouver les modalités, les parents qui ne le souhaiteront pas ne le feront pas, et faire appel à un encadrement professionnel, soit avec des instituteurs payés en heures supplémentaires soit avec des professeurs du secondaire qui pourraient intervenir avec leur savoir-faire, voire des professeurs de nos institutions, genre Conservatoire. Il faut, à l’image de la ville de Paris, avoir des sortes de professeurs municipaux, pour continuer l’encadrement. Et ne venons pas nous dire que l’on va « fatiguer nos élèves », mais non, on ne va pas les fatiguer car si c’est pour mettre des élèves dans un camp de vacances ou dans la cour ou n’importe où avec un encadrement aléatoire, ils seront encore plus fatigués et plus stressés qu’avec une situation d’encadrement plus pédagogique, sur des disciplines qui relèvent plus des arts, de la culture si nécessaire dans cette Ville.

2° – je propose de labelliser les associations qui feront du périscolaire sur deux principes : encadrement reconnu et laïcité.

3° –  sur le financement, je propose, sauf démonstration contraire, compte tenu des coûts énormes que cela va poser à la Ville qui n’a pas les moyens de faire face, que vous rebâtissiez un projet sur la base actuelle du financement de l’ensemble des structures et associations du périscolaire sans mettre un sou de plus ; des villes se sont engagées dans cette voie, il faut étudier cette façon de faire. Nous verrons si cela est possible dans de bonnes conditions.

4° – Je vous incite à discuter d’ores et déjà avec le privé, j’en ai parlé tout à l’heure.

5° – Je vous propose de prendre une délibération générale sur le schéma directeur après une large concertation et des réunions publiques courant mai pour avoir le temps de prévenir l’inspection académique. Je pense qu’il n’y a pas urgence ce soir à voter un projet qui peut attendre quand même deux mois de concertation, deux mois de mise au point dans le sens et dans les propositions que je viens de faire et que, je l’espère, vous suivrez.

Il faut agir pour que les multiples intérêts particuliers se fassent jour et décider dans l’intérêt général. Je sais que la concertation n’est pas facile à ce sujet, et que la décision sera d’autant plus importante qu’elle s’appuiera sur une concertation pour que vous puissiez trancher, Monsieur le Maire, avec le Conseil municipal en toute connaissance de cause.

Si vous maintenez votre délibération en l’état, à mon grand regret, mon groupe ne la votera pas. »

Rien n’est tout à fait perdu. Nous continuerons à porter, à proposer un autre projet pour Roubaix ; radicalement différent car Roubaix veut vivre. Pour suivre nos propositions et commentaires je vous invite désormais sur mon site

Vendredi 28 juin 2013

Décadence…

Il y a des moments où l’on finirait par douter de la justesse de ses convictions quand on a devant soi tant d’incompréhension. C’est dans cet esprit, avec désappointement que je quittai hier soir le dernier conseil municipal d’avant les vacances et d’avant le début de la campagne des municipales.

Le maire et sa majorité furent, dans leur attitude hier soir, le reflet de la profonde dégradation de la vie publique dans la deuxième ville régionale : impuissance et absence de volonté pour résoudre, par exemple, la question roms, prisonniers qu’ils sont de préjugés pseudo-humanistes qui les empêchent de regarder la réalité en face, celle d’un ras-le-bol, de leurs concitoyens de vivre dans une ville en crise.

C’est aussi de voir comment ils ont traité la réforme dite des rythmes scolaires en étant incapables de produire un quelconque schéma d’orientation politique aux objectifs simples et clairs et de proposer ensuite un certain nombre de décisions techniques pour que l’école soit plus performante ! Au lieu de cela c’est une avalanche de dépenses non budgétées (5,5 millions d’euros) sans aucune garantie d’efficience pour la réussite à l’école.

Sur le fond, le résultat si on regarde la situation de ces derniers mois est une absence totale d’orientations et de décisions susceptibles de redonner un sens et de l’espoir dans un développement de la ville. Là où il faudrait un discours fort, pédagogique, mobilisateur, on ne trouve que soumission à la « bienpensance », au convenu. La réalité est bien trop violente pour se contenter d’une gestion lisse sans aspérité et sans choc.

La délinquance et les comportements violents s’intensifient (rodéos dans nos quartiers), le communautarisme s’accroît transformant nos quartiers en zone de relégation (disparition des commerces traditionnels), la laïcité devient un gros mot, le patriotisme et l’amour de la France un nouveau fascisme, l’assiduité scolaire une douce rigolade, la malpropreté un style de vie, l’incivilité et l’impolitesse un art de vivre à la mode, la revendication individualiste des droits de l’homme sans les devoirs du citoyen une seconde nature, l’exigence sociale sans la lutte et l’effort une évidence, voilà le lot quotidien que nombre de nos concitoyens ne supportent plus…

Alors quelle tristesse de constater devant la sourde clameur des gens excédés l’absence de ceux qui sont supposés être les élites politiques locales

La hauteur de vue que nous assène le maire comme un reproche à la trivialité des faits l’exonère de prendre en compte la réalité de la lente et inexorable décadence de la cité.

Les roubaisiens pourraient bien donner un grand coup de balai !


Le 30 août 2013

Journal d’août 2013

Jeudi 1er août — Le moins que l’on puisse dire est que le décès de Pierre Prouvost, maire de Roubaix de 1977 à 1983 n’a guère suscité de commentaires et peu furent les propos bienveillants sauf ceux obligés du jour des funérailles à l’assistance clairsemée. Quelques mots d’hommage de ma part sur un réseau social ont suscité des réactions contestant le bilan de cette période. Pourtant cette période fut extraordinaire dans le sens où la municipalité, contrairement au passé et à l’avenir fut réellement d’union de la gauche sans ambigüité. Pas d’alliance avec la droite démocrate chrétienne qui sévissait depuis plus de 20 ans. Cette rupture due à la vague de 1977 qui porta cette gauche du programme commun aux commandes de nombreuses villes fut hélas une parenthèse. Cela n’empêche nullement de regarder objectivement et positivement cette volonté de réformes sociales et culturelles qui anima ces villes de gauche durant cette période.

C’est à cette époque, adjoint au maire de Tourcoing, que j’ai connu plus particulièrement Pierre P. Nous avions gagné les élections de 1977 sur la droite gaulliste qui régnait depuis 18 ans. Ce qui m’avait frappé lors de quelques rencontres ce sont ses certitudes, une forme d’autorité quelquefois désagréable et sa vision d’une métropole bipolaire qui le conduisait sans doute à négliger l’apport de ses voisins. Il est certain cependant que si nous avions été réélus et avions pu poursuivre cette politique d’union, la métropole n’aurait sans doute pas le visage actuel.

Jeudi 2 août — Décidément pour certains ce qui restent de la municipalité de Pierre P. c’est Diligent et sa victoire au premier tour en 1983. Nous ne pensions pas que c’était le début d’une politique qui, dominée par l’idéologie sociale chrétienne allait conduire Roubaix au déclin social, à la pauvreté, au communautarisme. Les effets de manche d’André Diligent face à Pierre Mauroy ont malheureusement masqué ce laissez faire.

La seule occasion malheureusement manquée d’un espoir de renouveau progressiste fut les municipales de1995 lorsque Bernard Carton conduisit la liste d’union PS-PCF-MDC-Verts-PRG à laquelle je participais, liste qui fut battue de 300 voix !

Vendredi 3 août — Le Président Hollande poursuit sa déambulation. Il veut montrer qu’il sait « faire président », chemise, cravate cela doit en imposer aux foules et redonner confiance dans la reprise économique parait-il imminente. Les gens à défaut de se gaver de promesses s’emplissent de soleil à longueur de journaux télévisés ; Vivent le pantacourt et le marcel. Pourquoi cette période me  semble être le reflet d’un insondable déclin de la volonté nationale et du triomphe de l’individualisme égoïste ?

Samedi 4 août — Douce France (chanson connue) ; un journal publie le classement des personnalités les plus appréciées des français. Qui est le premier ? Un politique ? — vous vous moquez ! Un scientifique ? — bien sûr que non ! Un grand écrivain ? — Il n’y en a plus ! Bernard-Henri Levy ? — c’est qui ? Mais c’est un chanteur, enfin, mais parait-il qu’il ne chante plus. « Au moins ce n’est pas un étranger ? » me dit Madame Schloki. Mais non c’est Jean-Jacques Goldman… — vous avez dit qui ? Goldman !

Lundi 7 août — La caravane de Debout la République sera dans le Nord demain. Les jeunes militants m’ont invité à les rencontrer. Ils préparent les élections européennes de 2014 avec conviction et espoir que les patriotes feront un bon score. Sans doute se souviennent-ils que je participais à la liste « Grand Nord Ouest » en 2009. Nicolas Dupont Aignan nous fit d’ailleurs l’amitié de venir à Roubaix et de rencontrer la population sur le marché du Nouveau Roubaix. Bien que Chevènement et le MRC avaient renoncé contre toute logique à s’impliquer dans ces élections préférant, notamment dans le Nord, attendre en complète contradiction politique sur l’Europe, que le PS leur offre une place, ma participation à DLR fut très mal perçue par certains citoyens du MRC nordiste, le programme de DLR étant pourtant en complète cohérence avec les positions chevènementistes.

Aujourd’hui je pense que ma place est dans un soutien affirmé à l’action de rassemblement patriotique, républicain pour le redressement de la France qu’incarne Dupont Aignan.

Mardi 6 août — Beaucoup pensait que la loi de mars 2004 sur l’interdiction du port ostensible de signes religieux à l’école s’appliquait également sur les bancs de nos universités. Le rapport du Haut Conseil à l’intégration vient nous rappeler opportunément qu’il n’en est rien et que les incidents ont été nombreux dépassant le seul port du voile dans nos amphis et autres laboratoires ! Il est donc demandé l’extension de la loi au supérieur devant les revendications identitaires et communautaristes.

On voit déjà les objections : pas de stigmatisation, l’université est un lieu de tolérance et de débat… Il n’y pourtant pas à tergiverser car si il y a bien un lieu où le principe républicain de laïcité doit être appliqué c’est bien là où sont formés nos hypothétiques élites républicaines. Imagine-t-on qu’une faculté de médecine autorise le port du voile en son sein comment alors exiger ensuite que je ne serai pas accueilli dans un hôpital par un médecin, une infirmière, un personnel soignant qui m’imposera son style.

Une loi est nécessaire, c’est urgent mais quand on pense aux atermoiements de Lionel Jospin à l’époque, le gouvernement socialiste actuel aura-t-il ce courage ?

Mercredi 7 août — Le journal Nord Eclair nous donne à lire l’étonnant article d’une journaliste du New York Times sur l’intégration réussie des musulmans à Roubaix contrairement à ce qui se passe dans d’autres villes françaises. Laissons la responsabilité à l’inculture de cette journaliste américaine quant aux principes républicains laïques qui sont la règle en France. Mais le plus grave en la circonstance c’est que certains musulmans seront confortés dans leur vision communautariste du vivre ensemble. A contrario cela valide mon opposition totale et ancienne à la politique multiculturaliste des maires de Roubaix depuis 20 ans. Elle s’est encore amplifiée ces dernières années. Cette politique qui a pour but de favoriser le plus possible le développement de l’Islam au nom d’un soit disant équilibre de traitement entre les religions à Roubaix est contraire à l’égalité républicaine par la laïcité et l’assimilation. Elle a produit l’inverse du souhait d’intégration par un repli protecteur communautaire. A Roubaix aujourd’hui le vivre ensemble c’est vivre selon certaines pratiques religieuses qui imposent peu ou prou une domination. Au lobby juif (qui n’a jamais existé à Roubaix) dénoncé lors d’un défilé contre la venue du chanteur Enrico Macias, il semble aujourd’hui que l’existence d’un lobby musulman influence la majorité municipale incapable de prendre de la hauteur et de tenir un discours pédagogique d’une vraie laïcité. Cela ne rend pas service aux roubaisiens et à l’image de la ville.

Jeudi 8 août — Je reçois les photos du rassemblement de 6000 musulmans dans un parc public de Roubaix pour la prière de la fin du ramadan. Pourquoi ce malaise ? Sans doute en raison du souvenir que j’ai d’un photomontage d’un tract du Front National à l’occasion des élections municipales où ce parti frôlait les 30%, il y a une vingtaine d’année montrant une foule rassemblée pour la prière sur le parvis de l’Hôtel de ville ! On vous l’avait bien dit s’exclameraient-ils aujourd’hui !

Ce qui est gênant ce n’est évidemment pas la liberté intangible de la pratique cultuelle mais l’occupation ostensible de l’espace public dans un quartier, celui de l’Epeule où le commerce traditionnel a disparu, où vient de s’installer un supermarché hallal (le deuxième en France en lieu et place d’un « Match ») et où l’homogénéité ethnique, sociale et économique s’impose de plus en plus. Et on s’étonnera qu’un jeune du quartier hors de ses références puisse affronter ailleurs la réalité citoyenne de notre pays et trouver un emploi, une vie sociale et familiale équilibrée.

Vendredi 9 août ; Doudeauville — je croise le maire (divers droite) qui sort de l’école. Il vient clore la petite fête de fin du camp de vacances dont il est très fier d’autant plus que le village vient d’atteindre 500 habitants ! Le conseil municipal va passer de 11 à 15 élus ! Va-t-il se représenter ? Va –t-il y avoir une deuxième liste concurrente ? On en parle mais toujours de manière détournée avec un certain goût du secret

Je ne peux m’empêcher de l’interroger sur l’application des rythmes scolaires dans la commune. « On verra l’année prochaine, me dit-il, d’ici là on aura peut être changé de ministre ! Et puis cela va coûter à la commune ! D’ailleurs une seule à la communauté de commune a opté pour 2013 ! Et le ramassage scolaire du regroupement pédagogique !… ». Tout est dit.

Vendredi 16 août, Doudeauville — J’essaie en vain d’envoyer par courriel le texte de mon groupe pour le journal municipal (Roubaix mag), sans doute que le site de la mairie est en vacances ! A moins que la connexion, trop souvent aléatoire, depuis ma campagne ne fonctionne pas… Difficile de trouver le sujet qui sera d’actualité puisque le journal ne paraîtra qu’à la mi-septembre. Il y a un côté un peu formel à cette page réservée aux sensibilités politiques du conseil municipal.

Je parlerai donc de la rentrée scolaire et de la réforme des rythmes que nous a imposée le maire ainsi que des insuffisances de la politique locale à la veille des élections municipales, en voici le contenu, « entre résignation et espoir » :

« Malgré les réticences et les propositions d’élus d’opposition, de nombreux parents et d’enseignants, le maire a décidé de modifier profondément à cette rentrée les rythmes scolaires. Une modification des horaires et de l’organisation avec des embauches intempestives et pour un coût exorbitant de 5.5 millions d’€ ne conduira pas à de meilleurs résultats en matière de réussite scolaire. La négociation avec le ministère pour l’ouverture de classes de petits en école maternelle — contrepartie logique à l’engagement de la ville dans le dispositif dès 2013 — n’a pas été menée et c’est plusieurs centaines d’enfants qui ne trouveront pas de place. A cela s’ajoute une confusion totale entre le péri éducatif (clubs, garderies et autres amusements..) et la seule réalité qui vaille, celle de l’instruction et des apprentissages. Il faudra sans doute revenir en 2014 sur cette onéreuse et inefficace « usine à gaz » pompeusement appelé « projet éducatif global ».

Une véritable réflexion fondée sur une étude et une évaluation précise de la réalité scolaire aurait dû être débattues par tous. C’était un préalable, je l’avais demandé.

Hélas, dans ce domaine comme dans tant d’autres, laïcité, sécurité, emploi, Roms, immigration, montée des tensions et des revendications identitaires le maire prisonnier d’une idéologie du compromis social, de l’adaptation européiste et libre échangiste dominée par l’assistanat généralisé, —fonction dévolue par les socialistes de la CUDL à la ville de Roubaix — n’a pas apporté les réponses politiques indispensables. Les municipales approchent ; espérons qu’une nouvelle offre politique exigeante de redressement se fasse jour. »

Samedi 17 août, Doudeauville — Un message de Richard O. m’apprend que le peintre roubaisien Heretenski est brutalement décédé. Personnage attachant comme artiste engagé et très présent dans la vie publique roubaisienne. Deux faits me remontent à l’esprit.

La première fois que je l’ai rencontré c’est à l’occasion de la première conférence de presse du MDC (Mouvement des Citoyens) que nous avions tenu dans une salle de la Fédération des amicales laïques avec mon collègue Miroslaw Hatt qui l’avait invité à se joindre à nous. C’était en 1993. Chevènement venait de créer son Mouvement et nous organisions notre comité local qui s’appuyait sur quelques militants issus de l’aile gauche et républicaine du parti socialiste. Nous étions très sérieux et pleins d’espoir et il avait ajouté quelques notes d’humour à cette réunion.

Le deuxième souvenir est celui d’un tableau que je trouvai dans le bureau qui m’avait été attribué après l’élection municipale de 2001. Une peinture qui parait-il, remontait à ce qu’il appelait la période sombre et qui représentait une manifestation ouvrière sur un fond d’usines noircies. Il était relativement de grand format et ne respirait pas une folle gaieté. Je l’ai gardé les sept ans du mandat pour ce qu’il représentait d’attachement au mouvement ouvrier plus que, me semble-t-il, pour sa valeur artistique.

Lundi 19 août —  Tiens, le rédacteur de Nord Eclair me qualifie d’ex chevènementiste ! Sans doute est-ce en raison de mes multiples prises de position en soutien au responsable républicain de « l’autre rive » : Nicolas Dupont Aignan, Si, dans les faits j’ai, sans rupture, pris quelques distances avec les positions actuelles du MRC, j’ai comme référence ce que l’on peut qualifier de chevènementisme, c’est-à-dire des convictions profondes fondées sur la souveraineté nationale et populaire, sur la laïcité, sur le progrès social, la laïcité et l’émancipation par la raison et l’instruction. Ce corpus d’idées est le fondement militant de mon groupe dans notre action politique. Je suis donc un républicain de gauche qui porte l’espoir du rassemblement et de l’alliance des patriotes républicains des deux rives. C’est pour cette raison que j’ai créé localement l’association pour une « alliance des républicains ».

En politique quelque soit le niveau, il ne peut y avoir de militantisme sans référence idéologique, sans principes qui forgent l’action quotidienne…


Le 30 septembre

Journal de septembre

Mardi 17 septembre —Un journal en ligne publie le montant des indemnités des élus locaux dans les villes du Nord. Il s’interroge à juste titre sur les disparités et sur leur utilité. L’indemnité a toujours eu comme justification le fait que tout un chacun et notamment les personnes peu fortunées puissent exercer leur mandat en toute indépendance et y consacrer le temps nécessaire. La classe ouvrière devant être, en principe, défendu par des militants ouvriers !

C’est ainsi que le parti communiste récupérait la totalité des indemnités de ses élus mais compensait leur perte de salaires et leur frais divers. En 1977 élu pour la première fois adjoint au maire de Tourcoing la totalité de mon indemnité était virée directement à mon parti. Jeune militant, je n’aurai même pas osé demander un seul dédommagement tant nous considérions normal de défendre bénévolement nos convictions profondes… La vérité m’oblige à dire qu’il y avait sans doute une part de naïveté politique mais l’engagement moral reste l’évidence.

Aujourd’hui constatons que l’intérêt pour l’indemnité n’est pas exempt dans l’engagement à participer à une liste et que le travail effectif de beaucoup d’élus n’est pas à la hauteur de leurs « émoluments » surtout quand ils cumulent un mandat dans une intercommunalité où le travail y est réduit, au mieux, à participer à la séance plénière et à quelques réunions de groupe.

Mais le plus préoccupant cependant reste que l’indemnité lié à une délégation plus ou moins effective est devenu à la fois un moyen de pression politique et une démarche clientéliste. Ainsi peut-on acheter quelques amis fidèles, obligés à titre personnel ou à titre partisan qui permettront à un maire un mandat serein.

Cette démarche clientéliste délibérée, nouvelle méthode de gouvernance en langage technocratique, fut celle qui prévalut à la constitution de la liste de René V. en 2008. Le maire sortant se faisant fort de diminuer le plus possible le poids et la présence de mouvement politique au profit de personnalités ou de salariés directs ou indirects du parti socialiste…


Le 17 octobre 2013

Mise au point

Dans vos éditions de Roubaix et de Tourcoing du 17 octobre, vous avez publié dans la rubrique “Clic-Clac” un article me concernant qui comporte des affirmations totalement inexactes. Je vous saurais gré de bien vouloir publier l’intégralité de mon point de vue et de mes rectifications.

“Nord Eclair Roubaix, le 17/10/2013
L’exclus ?

Christian Maes se croit encore au MRC
Dire que depuis six ans, on continuait à le présenter comme le conseiller municipal MRC de Roubaix. Il faut dire que lui-même se présente toujours comme tel. Claude Nicolet, responsable fédéral du Mouvement républicain et citoyenne, est pourtant catégorique: Christian Maes a été exclu du parti chevèmentiste il y a six ans, évincé suite à son alliance avec l’UMP Max-André Pick contre le PS roubaisien. Christian Maes qui se définit comme un républicain de gauche, tout en applaudissant régulièrement les prises de positions du président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, cherche d’ailleurs une liste pour accueillir les siens en mars 2014. Manifester samedi avec la droite tourquennoise n’est pas forcément la manière la plus adroite pour réintégrer la gauche.CH.-O.B.
Nord Eclair Tourcoing, le 17/10/201
La question : Christian Maes n’est plus chevènementiste?

Dimanche, suite à la manifestation de la droite tourquennoise «contre le matraquage fiscal» dans le centre-ville, nous soulignons la présence de Christian Maes, élu roubaisien et «chevènementiste», écrivions-nous. Une précision que dénonce vivement le MRC de Tourcoing, représenté par Guillaume Haelters depuis quelques mois. «Cela fait plus de six ans que Christian Maes n’est plus membre du MRC, depuis qu’il a rejoint la liste de Max-André Pick au conseil municipal de la ville de Roubaix, puis la liste de Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes.» Sauf que Christian Maes, par ailleurs ancien élu tourquennois, se présente toujours, notamment sur son blog, avec l’étiquette du MRC. Bref, nous avons posé la question à Claude Nicolet, le responsable départemental du MRC. «Je confirme les propos de Guillaume Haelters, Christian Maes n’est plus au MRC, je l’ai exclu il y a six ans.» Il n’y avait donc pas de chevènementiste à la manifestation de la droite samedi dernier et Christian Maes n’a plus qu’à mettre son blog à jour.”

Militant fondateur du MDC en 1993, je n’ai jamais été exclu du MRC, aucune procédure n’a jamais été entamée à mon égard pour quoi que se soit. Le président actuel, Jean-Luc Laurent peut en témoigner ainsi que d’autres membres locaux du MRC comme ma colistière roubaisienne MRC, Mme Boulékras.

Il est totalement inexact et mensonger de dire que cette soi-disant exclusion serait la conséquence de mon alliance républicaine avec Max-André Pick, personnalité gaulliste (et non pas avec l’UMP) en 2008 aux municipales. Au contraire, cet accord fut avalisé par la Fédération MRC. J’ai d’ailleurs continué à siéger au secrétariat fédéral et au conseil national du MRC. Pour l’histoire faut-il aussi rappeler que, à la dernière minute, René Vandierendonck a rompu unilatéralement, sans discussion, les accords nationaux, départementaux et surtout locaux (y compris personnels) entre le PS et le MRC, excluant les candidats MRC sortants et nouveaux que nous avions proposés. Des personnalités comme Pierre Dubois et André Renard peuvent en témoigner.

Il est vrai qu’en 2009 en l’absence totale de liste et de candidats MRC aux européennes, j’ai soutenu la liste DLR de Dupont-Aignan, le “Républicain de l’autre rive”. De là est né un conflit entre M. Nicolet et le comité de Roubaix-Tourcoing du MRC. Cela n’a eu aucune conséquence dans mes relations politiques avec la direction nationale, J. P. Chevènement et Jean-Luc Laurent.

Elus sous l’étiquette MRC,  nous n’avons jamais dérogé aux principes et aux idées républicaines de Jean-Pierre Chevènement et du MRC que nous relayons et défendons dans nos villes.

Je regrette donc les propos mensongers de M. Nicolet qui en dehors de toutes règles se targue de m’avoir personnellement exclu ! Propos sans doute tenus pour des raisons politiciennes regrettables ! Je rappelle qu’à Tourcoing tant Jean-Pierre Balduyck que Michel-François Delannoy n’ont accepté la présence de candidat MDC puis MRC sur leurs listes !

Je revendique donc avec mes amis “l’étiquette” de chevènementiste, appellation qui renvoie à un contenu idéologique dont la référence militante ne s’arrête pas au MRC.

Dans ce cadre je revendique mon indépendance d’action avec mes amis de l’Alliance des Républicains à Roubaix et à Tourcoing.

Engagé dans le militantisme politique depuis 50 ans, élu depuis 1977, homme de  Gauche, Républicain, patriote, j’ai toujours agi avec de fortes convictions au service de mes concitoyens.

“Au dessus de la gauche et de la droite , il y a la République” Jean-Pierre Chevènement


 Le 2 novembre 2013

Journal d’octobre

Samedi 12 octobre, Tourcoing — J’assiste à la manifestation devant l’Hôtel de ville

 Mercredi 17 octobre — Etrange conseil municipal de Roubaix qui commence par une adresse inopinée du maire. Dans un style douloureux et compassionnel, il s’élève contre l’expulsion d’une jeune fille kosovare et de sa famille. Visiblement une grande partie du conseil n’est pas au fait des évènements qui ont du se produire dans la journée. Un conseil municipal pris en otage des états d’âme du premier magistrat !

Nous ne fûmes pas au bout de notre peine puisque le groupe socialiste qui semble vouloir vivre un soudain et tardif renouveau entama par la voix de Marie-Odile R. (PS) un lamento des plus extravagants sur les Roms et leur insertion manquée au moment même où les camps roubaisiens viennent d’être enfin démantelés.

Voila donc notre assemblée sous la dictature de l’émotion et d’un maire qui abaisse la fonction. Cela évite le débat politique pourtant inévitable quant aux contradictions et au manque de lucidité des socialistes. Je ne pouvais alors que rappeler que la véritable question est celle du rétablissement de nos frontières nationales et du contrôle de l’immigration.

Dimanche 27 octobre — Voilà qu’à Tourcoing se crée un collectif musulman dont la première manifestation est de lutter contre l’islamophobie, comparée à du racisme ! Une nouvelle fois confusion des termes… Derrière tout cela se cache une revendication identitaire exigeante de droits communautaristes bien loin de ce que doit être un espace laïque ! La présence du député UMP et du maire PS tout à un discours lisse pour ne pas froisser une clientèle possible ne fait que renforcer le Front National comme seul interlocuteur dans la défense des valeurs laïques et républicaines.

Nous assistons à la même dérive qu’à Roubaix où le soi disant dialogue des religions tient lieu de discours laïque et permet toutes les dérives à la loi de 1905. N’entendent-ils pas leurs concitoyens !


 19 novembre 2013

Rythmes scolaires, dispositif à revoir

Texte rédigé au nom du groupe républicain et citoyen pour Roubaix magazine

Les premiers constats sur la réforme coûteuse des rythmes scolaires, mise en place précipitamment, doivent conduire à une nouvelle réflexion et sans doute à une remise à plat du dispositif. D’une bonne idée de départ (offrir une matinée de plus d’heures d’enseignement) le ministre en laissant à chaque maire (par un transfert de charges et de compétence) le soin d’organiser à son aune le fonctionnement scolaire, a brisé la nécessaire égalité républicaine de l’instruction publique nationale (de plus la plupart des écoles privées sous contrat ne l’appliqueront pas !). Une réforme de cette importance devrait s’imposer, selon les mêmes modalités de fond, à tous les citoyens, après avoir pris le temps nécessaire d’un débat argumenté.

Dans notre ville il faut discuter à nouveau sereinement des horaires pour revenir aux repères traditionnels d’ouverture des écoles, mieux adaptés aussi au travail du personnel enseignant et des employés municipaux, particulièrement en maternelle. Ainsi tous les élèves doivent être encadrés prioritairement jusqu’à 16h30 par du personnel hautement qualifié ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Cela ne nécessite pourtant que trois heures par semaine d’intervention municipale post scolaire.

Quant aux activités dites périscolaires quelque soient la qualité ou la bonne volonté des intervenants, elles conduisent souvent à alourdir la journée des enfants et ont l’effet inverse du but recherché.

Il faut donc remettre complètement en chantier les modalités de cette réforme, revoir le montant des dépenses et avoir pour objectif principal que le temps d’apprentissage et d’accès à la connaissance soit la priorité absolue pour la réussite scolaire de tous.


Le 30 novembre 2013

Bilan du maire

Propos repris dans Nord Eclair Christian Maes (MRC) : «Roubaix n’a pas évolué dans le bon sens»

«  Roubaix n’a pas évolué dans le bon sens. C’est un mandat qui n’a pas vu Roubaix à la hauteur des exigences de renouveau politique  », assure le chevènementiste Christian Maes. Il se souvient de René Vandierendonck, affirmant qu’il serait «  le dernier maire de Roubaix  ». Pour lui, on y est, au regard de l’alignement sur la position de LMCU. «  Je dis cela avec consternation. Roubaix est la variable d’ajustement social de la politique socialiste de la communauté urbaine  ». Résultat, «  il y a eu une hausse de la pauvreté et des inégalités communautaires dans les quartiers  ». Christian Maes considère qu’il y a eu des manquements en termes «  de laïcité, de vivre ensemble : Roubaix est une ville de plus en plus socialement divisée dans les approches religieuses. C’est un problème qui lui colle à la peau  ». Mais faute d’avoir une politique plus autonome, d’un point de vue financier notamment, «  c’est de l’assistanat généralisé dans une ville qui est championne pour demander des aides  ». Christian Maes n’est pas uniquement dans le négatif. Par exemple, il loue les investissements qui ont été consentis dans les écoles de la ville. Mais dans le même temps, «  on a estompé les questions de sécurité, d’immigration  ».