Un vote populaire et souverainiste, un exemple « Tourcoing »

J’ai toujours considéré à la fois comme élu et militant engagé que ma ville, bourgeoise et populaire, industrieuse et indépendante, alliant progressisme et tradition était très politique dans les choix qu’elle faisait, cela s’est confirmé ce dimanche et c’est réconfortant pour l’avenir..

Les résultats sont tombés et en ont surpris plus d’un, à commencer par le maire qui outre cette qualité, est un homme politique engagé au plus haut niveau de « Les Républicains ». Les voix de Mélenchon et Le Pen arrivés en tête auxquels on peut ajouter celles de Dupont Aignan donne un total de 58,8% laissant loin derrière l' »Umps » et son ultime avatar M. Macron.

Mes concitoyens se sont réveillés, la participation est excellente même si elle ne rejoint pas encore la moyenne nationale. Ils ont majoritairement voté pour la souveraineté populaire et nationale et ont donné un sens politique réconfortant à leur vote car sans ambiguïté.

La ville renoue avec un passé politique pas si lointain où se côtoyaient un gaullisme populaire et social (1959 à 1977) et la tradition républicaine, laïque et ouvrière du PS et du PCF (1977-1983-1989). Elle rappelle au bon souvenir l’immense victoire du NON au référendum de 2005 sur le traité européen en renouvelant avec force l’avertissement donné à l’époque, bafoué par Jospin et Sarkozy.

Ce retour aux fondamentaux après de longues années d’une municipalité molle, de compromis chrétien démocrate avec le rocardisme, maintenue aux commandes en raison d’une forte présence du Front National et de la position, justifiée à l’époque, du refus des gaullistes et de la droite d’une quelconque alliance, a considérablement affaibli le mouvement populaire et a rejeté bon nombre de nos concitoyens dans l’abstention.

D’où mon incompréhension totale de la position du maire de soutenir M. Macron à l’opposé de ce que viennent de dire les tourquennois !

Soyons honnête, le discours clair mobilisateur de Mélenchon, discours de classe (notamment lors de sa venue à Tourcoing), a réveillé les ardeurs et s’ajoute, que ça plaise ou non, à l’évolution républicaine et populaire de Mme Le Pen.

Un mouvement populaire, national, de progrès, d’une nouveauté extraordinaire peut se créer en France si convergent les voix du monde du travail, des insoumis, des patriotes pour rejeter la candidature Macron et le battre.

Ma ville, grande cité de labeur et de progrès, peut être exemplaire.

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L’immense responsabilité de Dupont Aignan.

En réalisant un score de presque 5% Nicolas Dupont Aignan a fait entrer Debout la France dans la cour des mouvements avec lesquels il faudra désormais compter. Son espace politique qu’on disait à tort inexistant vient par son élargissement confirmer que nombre de nos concitoyens se retrouvent dans le combat national, républicain et social pour une France souveraine.

Comme il l’a déclaré, cela lui impose une grande responsabilité pour l’avenir mais surtout dans l’immédiat celui d’être le passeur idéologique vers un grand rassemblement de tous les républicains, patriotes, souverainistes venus de la droite et de la gauche pour qu’au deuxième tour triomphe la souveraineté populaire et nationale.

Sa prise de position sera non seulement exemplaire car dénuée de complaisance, mais le déclencheur chez nos concitoyens de la perspective qu’une victoire de nos idées est possible au deuxième tour car elle s’appuiera dans un juste équilibre sur une coalition et non sur un seul parti, ainsi que sur l’ensemble de l’arc politique républicain.

Au moment où les débris de l’UMPS, de Fillon à Montebourg, se rallient à celui qui leur ressemble avec la poursuite la politique mondialiste, européiste, destructrice de notre identité qui a fait naufrage mais qui leur permet de sauver leur peau.

Non l’avenir de la France ne se prépare pas dans les dîners à « La Coupole » mais bien auprès des couches populaires et travailleuses, dans nos quartiers et dans nos champs, elles qui savent depuis toujours que rien n’est jamais perdu tant que la patrie, seul espace pertinent de la démocratie, existe, pour notre culture et notre bien commun permettant la véritable égalité dans le progrès social.

Alors créons à côté de Marine Lepen ce grand espace républicain et gagnons ensemble dans nos diversités le deuxième tour. Il en va non seulement du rôle futur de notre mouvement « Debout la France » mais surtout de l’avenir de la République et de la « Grande Nation ».

J’appelle Dupont Aignan à choisir sans ambiguïté cette voie d’avenir.

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Dupont-Aignan et son espace…

La réunion de militants et de sympathisant pour les vœux de la fédération du Nord de Debout la France a montré par les quelques propos mobilisateurs ou inquiets de quelques futurs candidats aux législatives* que la question de l’espace politique dont dispose le mouvement serait perçu comme le soulignait un article du Monde** une « voie étroite entre LePen et Fillon ».

Ce propos réducteur semble nous être imposé par tous ceux qui n’ont pas intérêt à voir se développer ce que peuvent recouvrir les orientations politiques de Nicolas Dupont-Aignan dans le paysage politique de la droite à la gauche.

D’abord l’adversaire n’est pas le Front National qui sur bien des points notamment avec M. Philippot a des positions identiques ; la polémique sur tel ou tel point secondaire n’a aucune utilité. En revanche l’électorat qui partage l’idéal national et républicain et qui ne souhaite pas se prononcer pour le FN peut se retrouver dans le courant patriotique qu’incarne le député-maire d’Yerres et faire triompher la ligne de la souveraineté nationale et républicaine. Je reste persuadé que dans cet électorat nombre de salariés de couches moyennes et populaires et de professions libérales pourront s’y retrouver.

La bataille contre François Fillon et LR doit être déterminée et sans concession. Les vrais gaullistes ne s’y tromperont pas, encore faut-il argumenter avec clarté contre les positions conservatrices voire réactionnaires avec une mise en cause sans précédent des services publics, des acquis sociaux tout en ne donnant aucune perspective de véritable indépendance nationale vis à vis de l’Europe qui reste le point essentiel et fondamental de divergence.

S’adresser à tous et en particulier à tous ceux, républicains sincères, hommes et femmes de gauche qui se sont retrouvés par exemple chez Chevènement, cette intelligence collective qui s’est construite dans un pôle républicains doit désormais être une des priorités. L’espace est immense tant l’insatisfaction et l’inquiétude sont grandes devant notre décadence et devant les enjeux économiques.

Dupont-Aignan et Debout la France ne doivent pas apparaître comme plus ou moins à droite ou d’extrême-droite, certains considérant même qu’une partie du FN est trop à gauche et trop étatiste ce qui est un contre sens total, car la France aujourd’hui a besoin d’un homme de progrès et de valeurs non pas de « ni de droite, ni de gauche » de type Macron mais qu’il soit « le républicain au dessus de la Droite et de la Gauche », l’homme de la Nation en quelque sorte.

Debout la République est devenu Debout la France, mais c’est dans la construction de ce pôle républicain rénové alliant identité, souveraineté populaire et progrès social, que se trouve l’espace de conviction de Nicolas Dupont-Aignan.

* DLF présentera des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions
** Le Monde du 11 janvier 2017

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Ecole privée, égalité et moyen.

Le nombre d’élèves dans les écoles privées sous contrat augmente selon une récente étude ministérielle (Le Monde). La plupart des raisons du choix des parents est connu, cela, et il faut le dire clairement, contribue à accentuer les déséquilibres sociaux, à pénaliser les établissements publics dans de nombreuses zones plus sensibles économiquement et ethniquement.

De grandes disparités existent car si en moyenne le pourcentage d’élèves dans ces collèges atteint plus de 21%, ces chiffres grimpent nettement dans certaines régions de tradition catholique ou comme c’est le cas dans des villes comme les nôtres, Roubaix et Tourcoing où s’allient difficultés économiques et immigration avec le poids ancien de la tradition chrétienne du patronat textile. Le constat est que le nombre de collégiens dans le privé est supérieur à celui des établissements publics, pourtant bien dotés en moyens, et avec des chiffres en constante progression.

Paradoxalement plus les gouvernements successifs accordèrent avec plus ou moins de générosité des dotations accrues en professeurs et en personnel, par un effet pervers que certains nommeraient effet de stigmatisation, augmentait le choix du privé par les familles créant encore plus de déséquilibres sociaux et ethniques. J’en porte témoignage.

Le débat sur ces vastes questions doit être repris et argumenté, je n’y manquerai pas : la place de l’école privée dans notre système éducatif doit être engagée sans sectarisme mais avec une fermeté et une analyse moderne. Sa place doit être examinée face au principe républicain d’égalité de traitement donc de devoir et d’obligation citoyenne.

Prenons donc deux récents exemples de décision des ministres socialistes de l’Education : la réforme des rythmes scolaires (Peillon) et la réforme du collège. (*)

Les socialistes n’osent même plus s’en glorifier tant la conception étroite, pédagogiste, donc faussement égalitariste se heurte à la réalité que le toujours « plus-de-moyens » n’a pas créé une inversion de tendance du taux de réussite scolaire et de niveau d’instruction dan s les zones où elles étaient sensées être destinées.

La réforme (Peillon) des rythmes scolaires est imposée aux communes avec les conséquences que l’on connait : poids financier sur les budgets communaux, difficultés des familles à s’organiser , introduction d’animateurs dans nos écoles. L’école privé s’est bien gardée d’emboiter le pas maintenant une semaine structurée, évitant ainsi de mettre en place en complément de journée des animateurs et autres agents sociaux à la place des instituteurs, privilégiant de fait la perception qu’ont les parents d’une école qui instruit.

De même en vertu de son « caractère propre et de son autonomie de gestion » l’école catholique sous contrat a pris quelques distances avec la réforme du collège en maintenant des enseignements amoindris (Lettres, Langues anciennes, classes bilingues; histoire, sciences et vie de la terre….) prouvant ainsi par l’absurde l’inanité de ces nouveaux dispositifs.

Il n’est dès lors pas étonnant que monsieur Fillon souhaite augmenter la possibilité d’ouvrir de nouvelles écoles privées.

Pour lutter contre cette inégalité de pratique qui se fait au détriment de l’école laïque, il est inadmissible que lorsque des réformes dans l’éducation nationale sont mises en œuvre elles ne s’appliquent pas aux établissements privés sous contrat. C’est donc le cas des deux réformes évoquées ci-dessus même si celles-ci sont plus que contestables et à remettre en cause dès que possible en cause.

Républicains n’éludons pas le débat sur ce qu’on a appelé le grand service public de l’Education qui intègre une égalité d’obligations public-privé.

(*) Mes propositions sur la réforme Peillon au CM de Roubaix 2013
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Le théâtre et la politique.

Je ne pouvais, ne serait-ce que pour quelques instants et la prise d’une photo, ne pas me rendre à la réunion que donnait Mélenchon au théâtre municipal de Tourcoing. Bien que le temps fût glacial et qu’une brume fort désagréable nous enveloppait, le spectacle, après tout nous étions au théâtre, fut, au sens propre, remarquable, tant par le talent du tribun de la plèbe qu’il se veut, que par le discours politique qui n’était pas sans rappeler les beaux moments de communion du mouvement ouvrier. « La lutte de classe est de retour » me glissa une connaissance venue là aussi en curieux et révolutionnaire désabusé.

Le discours de l’impétrant, tout de formules, avec des pointes de misérabilisme, mais restant toujours dans une volonté pédagogique de l’action ouvrière se voulait mobilisateur des classes populaires qui dans nos villes comme ailleurs souvent ont plutôt choisi de ne plus participer au théâtre électoral.

Sans faire d’anachronisme et sans ironie, Mélenchon peut-il relancer la marche en avant de l’avant-garde du prolétariat avec une vision nouvelle dans des formes qu’il appelle la révolution citoyenne où l’initiative individuelle et collective s’organise spontanément en utilisant notamment, ce qui semble efficace, vu le nombre de participants, de technologies nouvelles de communication et de débat mettant en place une démocratie populaire horizontale ? Ce n’est pas du bolchévisme mais cela peut être singulièrement mobilisateur.

Cet homme est cultivé. Il connait son marxisme, il sait y trouver la méthodologie de l’initiative historique en redynamisant les grands thèmes de la nécessité de la lutte et du combat ouvrier. Il s’adresse en ce sens à une société qui doit retrouver son sens de classe.

N’ayant pu trouver de place à l’intérieur du théâtre dont la salle à l’italienne, faite de stuc doré, de moquette et tapisserie rouges qui donnait un caractère insolite à la dramaturgie du discours, nous pûmes suivre le reste du spectacle devant l’écran géant installé à l’extérieur ou pour les plus frileux devant leur téléviseur.

Quant au fond, l’humanisme dont il se réclame parfois contredit sa vision trop purement économiste qui peut certes en désignant les adversaires de toujours, patronat ex-textile reconverti en l’occurrence dans Auchan et autres, la finance invisible et ses hommes liges de Bruxelles, réveiller quelque peu ceux qui auraient le plus besoin de se battre, salariés exploités, sans emploi, sans avenir, mais qui pour l’instant renvoient tout ce monde dans la même indifférence lointaine vis-à-vis des puissants et des prédateurs sociaux mais il faut aussi une vision culturelle, identitaire, nationale et morale pour mieux armer cette révolution citoyenne.

Renouer avec tout cela comme tente de le faire à leur place Dupont Aignan et dans une autre mesure LePen, c’est retrouver la conscience de classe liant combat et progrès social, identité, nation, république qui est au cœur du peuple français.

Mille cinq cent citoyens pour un spectacle politique qui à défaut de convaincre totalement mais dont la teneur faisant appel à la raison et l’intelligence collective a créé une atmosphère propice à faire croire à chacun que son engagement est possible et nécessaire. Pour cela que Mélenchon en soit remercié.

Allons pas de nostalgie, camarades, le monde nouveau est devant nous !

Photo : « 20 minutes »
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Christian Maes vous invite…

à retrouver son nouveau blog, actuellement en reconstruction, tout début janvier 2017.et à vous y abonner ; avec mes excuses pour les  abonnés actuels qui ont reçu à nouveau quelques anciens articles remis en ligne. Vous pourrez retrouver par années (de 2008 à 2015) les anciens articles les plus importants sur la page correspondante.
Christian Maes

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Une élection législative partielle

Le maire de Tourcoing a démissionné de son mandat de député pour se consacrer à son nouveau poste de conseiller régional et sans doute, premier vice-président dans la nouvelle mouture du découpage régionale issue du cerveau fécond de François Hollande pour imiter les « Länder allemand ». Intéressant de voir un jeune homme politique renoncer à des fonctions politiques nationales au profit d’un emploi subalterne aux compétences limitées. C’est pour le moins révélateur de l’estime porté aux fonctions parmi les plus hautes de la république au profit d’un régionalisme si critiqué par les tenants de notre souveraineté nationale. C’est également une façon de refuser le combat des idées dans cette période d’incertitude citoyenne alors que la population lui avait confié ce rôle il y a quatre ans.

L’élection partielle dans la 10ème circonscription du Nord aura donc lieu dans une mobilisation de l’électorat quasi nulle.

Pourtant on y trouve tous les ingrédients du désarroi de la vie politique au travers du positionnement des formations politiques. Malgré la perspective d’un fort taux d’abstention, coutumier, hélas, dans le nord de la métropole lilloise, il est intéressant de voir le comportement des électeurs au moment de des grandes manifestations pour l’emploi, de l’affaire des migrants et autres signes insupportables du communautarisme ambiant.

La candidate du Front Nationale devrait logiquement se trouver en tête dans un secteur où Mme Le Pen a fait des scores plus qu’honorables. Cela serait une nouvelle leçon donné à « l’establisment », mais rien n’est moins sûr vu le désintérêt que je rencontre autour de moi

 

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Ma gare…

La gare de Tourcoing connait actuellement un franc succès dans les réseaux sociaux. Sans doute est-ce lié à la mise en œuvre par la SNCF d’un TGV bon marché (« low coast ») au départ, plusieurs fois par jour, de notre ville vers Lyon ou Rennes. Ce train « Ouigo » est d’ailleurs signalé étrangement sur de vastes panneaux publicitaires comme une nouvelle offre au départ de Lille alors qu’il ne s’y arrête pas !

Bon, ne lésinons pas sur le plaisir de voir notre gare reprendre un peu de vie en plus des rares vrais TGV qui partent encore pour Paris et de quelques trains belges à l’horaire aléatoire…

Reste que, puisqu’elle redevient un point de départ métropolitain, il convient de s’interroger sur son accès depuis toute la communauté urbaine et de Lille en particulier.

A ce sujet, je me souviens des discussions qui eurent lieu lors de la détermination des stations de métro de la ligne 2 en construction. Je fus de ceux qui souhaitèrent un arrêt « Gare de Tourcoing » et la transformation de la place Semard en gare routière. Une réponse technique[1] nous fut imposée en créant la station « Sébastopol » avec promesse de trouver un moyen de liaison piétonne (type aéroport) directe, rapide et protégée entre cette station et la gare elle-même, liaison qui ne vit jamais le jour.

Emettons l’espoir que nos « décideurs », comme on dit aujourd’hui, retrouvent le bon sens. Nous pourrions même imaginer de prolonger la ligne du tramway, notre bon « Mongy » de son terminus actuel vers la gare par l’avenue Gustave Dron » qui doit être reconstruite.

Tout cela n’est en fait qu’une péripétie de la politique d’aménagement qui vit la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing passer peu à peu du souhait des élus de l’époque d’une métropole tripolaire à une domination lilloise, aujourd’hui appelée MEL (Métropole européenne de Lille) en passant par un hypothétique « versant Nord-Est » surtout porté par les élus roubaisiens.

Il y a une nostalgie utile à se remémorer, à consulter les archives, à écouter les plus âgés qui connurent la fiévreuse activité ferroviaire avec les ateliers, les salles de repos pour les nombreux cheminots, le buffet de la gare en activité, un kiosque de presse, dans l’attente du départ ou de l’arrivée du rapide Paris-Tourcoing ou autre Dijonnais (une grande ligne transversale). Cela avait une certaine allure…

Le déclin urbanistique lié au déclin économique avec la disparition du textile n’est pas la seule raison, les choix politiques de soumission ou de clientélisme ont leur part qu’il convient de regarder à nouveau pour ne pas sombrer dans les mêmes erreurs.

[1] Si je me souviens bien, une station « Gare » ne permettait pas la création de « Tourcoing centre » pour des raisons de courbe de voie ferrée; Je fus toujours dubitatif et pense encore aujourd’hui que nos technocrates de l’époque avait cru à la disparition totale du trafic de la gare de Tourcoing.

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Quel rassemblement républicain ?

Désormais à entendre les responsables de LR ou du PS, ils vont faire de la politique autrement, plus près du bon peuple de France qui décidemment n’a pas voté ou ne s’est pas prononcé correctement. Cela laisse augurer de toute une série de palinodies, de mises en scène ou de déclarations morales pour en fait, faire croire que tout change sans bouger d’une once sur le fond. Mais enfin, ce qui compte c’est la politique qu’il faut mettre en œuvre.

C’est clair, Hollande ne change rien malgré le choc (Le Monde), le PS recase les battus sans combat, la droite se droitise ou pas mais rien de nouveau sur le fond … Ces élites, d’un soi-disant Front Républicain ont entendu mais ils n’ont pas compris l’appel profond à un changement radical de politique où la démocratie, l’identité nationale, la laïcité, le besoin d’ordre et de discipline, une volonté centrale de se donner les moyens économiques pour l’emploi face au carcan bruxellois sont au cœur des préoccupations. Les causes produisant les mêmes effets, ils poursuivront à quelques nuances près le même chemin.

La coupure désormais et pour la première fois surgit nettement entre les tenants d’une république souveraine, populaire profondément patriote où l’égalité citoyenne donne à chacun la chance de réussir face aux fédéralistes, aux libéraux et autres mondialistes que leur doxa aveugle.

Ce ne sont pas les partis et les politiques qui sont frappés d’obsolescence mais leurs propositions qui quand elles existent ne le sont que par le truchement de la technocratie européiste.

Reste pour les républicains, les patriotes des deux rives à se retrouver dans un grand projet de renouveau de notre nation. C’est le combat de notre culture et de nos traditions universalistes qui peut aujourd’hui triompher.

La bataille va être rude car la réalité l’est. Le rassemblement ne va pas de soi, il est pourtant nécessaire. Ce n’est pas cautionner l’ensemble du programme du rassemblement Bleu Marine que de dire que rien ne se fera sans lui. De même, à lui, à ses responsables de persévérer dans leur évolution sociale et républicaine en s’ouvrant au débat. Cette question se pose à droite comme à gauche et en premier lieu à Debout la France capable de fédérer la droite sociale, la gauche nationale républicaine, mais aussi les simples citoyens, syndicalistes du mouvement social, les associations républicaines et laïque, les intellectuels et économistes critiques, ceux qui aujourd’hui sont en première ligne dans le combat d’idées et si honteusement vilipendés.

Les tenants du multiculturalisme ont réussi à mobiliser dans le court espace d’un deuxième tour, les moutons de l’ignorance au nom d’un mensonge moral sans qu’en aucune façon il y eut un débat d’idée. Ils ont tenté d’insuffler leur peur de puissants face au peuple qui a donné de la voix. Ce ne sera qu’un instant…

Homme de gauche, républicain, patriote, progressiste je crois que cette révolution culturelle peut réussir.

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Régionales. Patriotes, républicains, au travail !

Pour la première fois, la presse et certaines émissions télévisuelles s’intéressent au vote « Debout la France ». Le score très honorable de plus de 5% dans certaines régions, l’Ile de France en particulier, en est évidemment la cause. Le choix de Dupont Aignan de ne donner aucune consigne et de se démarquer avec netteté de ce qui est convenu d’appeler le « système », visant essentiellement l’UMP, pardon « Les Républicains », laisse ouverte toutes les hypothèses de reports de voix.

DLF pèse et va désormais peser car nos concitoyens qui nous ont choisi pour ne pas voter Front National ont, dans le même sens, dénoncé ces partis qui ont abandonné « l’Etat-Nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté ».

Le choix du second tour peut logiquement varier d’une région à l’autre mais se résume simplement par l’alternative du vote blanc ou du vote Front National. Le mépris dans lequel nos petites élites politiques régionales, la presse dite d’information, partiale et sans nuance tiennent les 41% de citoyens souvent issus de ces terres de gauche se sentant à juste titre floués par ces « sociaux traitres » embourbés dans leur étroit vivre ensemble, leur clientèle et leur aveuglement devant la réalité est pathétique.

Toute honte bue, l’appareil socialiste a décidé de se saborder et d’entrainer avec elle toute la gauche. La classe ouvrière, les couches populaires ne sont plus au rendez-vous.

Le Parti communiste cherche « d’abord l’humain » dans un tel brouillard idéologique que Lénine doit se retourner dans son mausolée. Ses terres de conquête ont trouvé preneur.

Ils se rassurent malgré tout car, à quelques nuances près, la droite mènera la même politique comme elle le prouve souvent dans des villes qu’elle a conquises récemment.

Aujourd’hui les républicains des deux rives sont à l’initiative; Le courage de Dupont Aignan est d’avoir maintenu la rupture avec « l’établissement » et nous en récoltons les premiers fruits. Mon regret profond est que dans ce combat social, national et républicain, nous avons trop tardé. Si comme beaucoup de membres l’avaient souhaité après 2002, Chevènement avait persévéré coûte que coûte dans la construction autonome du « Pôle Républicain » nous n’en serions pas là.

Le lancinant discours de LR et du PS sur les valeurs entraine la servitude de la pensée et de l’action politique, leurs fausses polémiques les conduisent à une génération malade d’engagement au libre arbitre républicain complètement faussé.

Quelque soit le résultat définitif des élections régionales, il faudra désormais compter avec ce qu’il est coutume d’appeler les souverainistes. La césure politique que les votes aux traités européens avaient montrée est aujourd’hui opérationnelle.

Patriotes, républicains, au travail, nous sommes majoritaires.

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