Ma gare…

La gare de Tourcoing connait actuellement un franc succès dans les réseaux sociaux. Sans doute est-ce lié à la mise en œuvre par la SNCF d’un TGV bon marché (« low coast ») au départ, plusieurs fois par jour, de notre ville vers Lyon ou Rennes. Ce train « Ouigo » est d’ailleurs signalé étrangement sur de vastes panneaux publicitaires comme une nouvelle offre au départ de Lille alors qu’il ne s’y arrête pas !

Bon, ne lésinons pas sur le plaisir de voir notre gare reprendre un peu de vie en plus des rares vrais TGV qui partent encore pour Paris et de quelques trains belges à l’horaire aléatoire…

Reste que, puisqu’elle redevient un point de départ métropolitain, il convient de s’interroger sur son accès depuis toute la communauté urbaine et de Lille en particulier.

A ce sujet, je me souviens des discussions qui eurent lieu lors de la détermination des stations de métro de la ligne 2 en construction. Je fus de ceux qui souhaitèrent un arrêt « Gare de Tourcoing » et la transformation de la place Semard en gare routière. Une réponse technique[1] nous fut imposée en créant la station « Sébastopol » avec promesse de trouver un moyen de liaison piétonne (type aéroport) directe, rapide et protégée entre cette station et la gare elle-même, liaison qui ne vit jamais le jour.

Emettons l’espoir que nos « décideurs », comme on dit aujourd’hui, retrouvent le bon sens. Nous pourrions même imaginer de prolonger la ligne du tramway, notre bon « Mongy » de son terminus actuel vers la gare par l’avenue Gustave Dron » qui doit être reconstruite.

Tout cela n’est en fait qu’une péripétie de la politique d’aménagement qui vit la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing passer peu à peu du souhait des élus de l’époque d’une métropole tripolaire à une domination lilloise, aujourd’hui appelée MEL (Métropole européenne de Lille) en passant par un hypothétique « versant Nord-Est » surtout porté par les élus roubaisiens.

Il y a une nostalgie utile à se remémorer, à consulter les archives, à écouter les plus âgés qui connurent la fiévreuse activité ferroviaire avec les ateliers, les salles de repos pour les nombreux cheminots, le buffet de la gare en activité, un kiosque de presse, dans l’attente du départ ou de l’arrivée du rapide Paris-Tourcoing ou autre Dijonnais (une grande ligne transversale). Cela avait une certaine allure…

Le déclin urbanistique lié au déclin économique avec la disparition du textile n’est pas la seule raison, les choix politiques de soumission ou de clientélisme ont leur part qu’il convient de regarder à nouveau pour ne pas sombrer dans les mêmes erreurs.

[1] Si je me souviens bien, une station « Gare » ne permettait pas la création de « Tourcoing centre » pour des raisons de courbe de voie ferrée; Je fus toujours dubitatif et pense encore aujourd’hui que nos technocrates de l’époque avait cru à la disparition totale du trafic de la gare de Tourcoing.

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Quel rassemblement républicain ?

Désormais à entendre les responsables de LR ou du PS, ils vont faire de la politique autrement, plus près du bon peuple de France qui décidemment n’a pas voté ou ne s’est pas prononcé correctement. Cela laisse augurer de toute une série de palinodies, de mises en scène ou de déclarations morales pour en fait, faire croire que tout change sans bouger d’une once sur le fond. Mais enfin, ce qui compte c’est la politique qu’il faut mettre en œuvre.

C’est clair, Hollande ne change rien malgré le choc (Le Monde), le PS recase les battus sans combat, la droite se droitise ou pas mais rien de nouveau sur le fond … Ces élites, d’un soi-disant Front Républicain ont entendu mais ils n’ont pas compris l’appel profond à un changement radical de politique où la démocratie, l’identité nationale, la laïcité, le besoin d’ordre et de discipline, une volonté centrale de se donner les moyens économiques pour l’emploi face au carcan bruxellois sont au cœur des préoccupations. Les causes produisant les mêmes effets, ils poursuivront à quelques nuances près le même chemin.

La coupure désormais et pour la première fois surgit nettement entre les tenants d’une république souveraine, populaire profondément patriote où l’égalité citoyenne donne à chacun la chance de réussir face aux fédéralistes, aux libéraux et autres mondialistes que leur doxa aveugle.

Ce ne sont pas les partis et les politiques qui sont frappés d’obsolescence mais leurs propositions qui quand elles existent ne le sont que par le truchement de la technocratie européiste.

Reste pour les républicains, les patriotes des deux rives à se retrouver dans un grand projet de renouveau de notre nation. C’est le combat de notre culture et de nos traditions universalistes qui peut aujourd’hui triompher.

La bataille va être rude car la réalité l’est. Le rassemblement ne va pas de soi, il est pourtant nécessaire. Ce n’est pas cautionner l’ensemble du programme du rassemblement Bleu Marine que de dire que rien ne se fera sans lui. De même, à lui, à ses responsables de persévérer dans leur évolution sociale et républicaine en s’ouvrant au débat. Cette question se pose à droite comme à gauche et en premier lieu à Debout la France capable de fédérer la droite sociale, la gauche nationale républicaine, mais aussi les simples citoyens, syndicalistes du mouvement social, les associations républicaines et laïque, les intellectuels et économistes critiques, ceux qui aujourd’hui sont en première ligne dans le combat d’idées et si honteusement vilipendés.

Les tenants du multiculturalisme ont réussi à mobiliser dans le court espace d’un deuxième tour, les moutons de l’ignorance au nom d’un mensonge moral sans qu’en aucune façon il y eut un débat d’idée. Ils ont tenté d’insuffler leur peur de puissants face au peuple qui a donné de la voix. Ce ne sera qu’un instant…

Homme de gauche, républicain, patriote, progressiste je crois que cette révolution culturelle peut réussir.

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Régionales. Patriotes, républicains, au travail !

Pour la première fois, la presse et certaines émissions télévisuelles s’intéressent au vote « Debout la France ». Le score très honorable de plus de 5% dans certaines régions, l’Ile de France en particulier, en est évidemment la cause. Le choix de Dupont Aignan de ne donner aucune consigne et de se démarquer avec netteté de ce qui est convenu d’appeler le « système », visant essentiellement l’UMP, pardon « Les Républicains », laisse ouverte toutes les hypothèses de reports de voix.

DLF pèse et va désormais peser car nos concitoyens qui nous ont choisi pour ne pas voter Front National ont, dans le même sens, dénoncé ces partis qui ont abandonné « l’Etat-Nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté ».

Le choix du second tour peut logiquement varier d’une région à l’autre mais se résume simplement par l’alternative du vote blanc ou du vote Front National. Le mépris dans lequel nos petites élites politiques régionales, la presse dite d’information, partiale et sans nuance tiennent les 41% de citoyens souvent issus de ces terres de gauche se sentant à juste titre floués par ces « sociaux traitres » embourbés dans leur étroit vivre ensemble, leur clientèle et leur aveuglement devant la réalité est pathétique.

Toute honte bue, l’appareil socialiste a décidé de se saborder et d’entrainer avec elle toute la gauche. La classe ouvrière, les couches populaires ne sont plus au rendez-vous.

Le Parti communiste cherche « d’abord l’humain » dans un tel brouillard idéologique que Lénine doit se retourner dans son mausolée. Ses terres de conquête ont trouvé preneur.

Ils se rassurent malgré tout car, à quelques nuances près, la droite mènera la même politique comme elle le prouve souvent dans des villes qu’elle a conquises récemment.

Aujourd’hui les républicains des deux rives sont à l’initiative; Le courage de Dupont Aignan est d’avoir maintenu la rupture avec « l’établissement » et nous en récoltons les premiers fruits. Mon regret profond est que dans ce combat social, national et républicain, nous avons trop tardé. Si comme beaucoup de membres l’avaient souhaité après 2002, Chevènement avait persévéré coûte que coûte dans la construction autonome du « Pôle Républicain » nous n’en serions pas là.

Le lancinant discours de LR et du PS sur les valeurs entraine la servitude de la pensée et de l’action politique, leurs fausses polémiques les conduisent à une génération malade d’engagement au libre arbitre républicain complètement faussé.

Quelque soit le résultat définitif des élections régionales, il faudra désormais compter avec ce qu’il est coutume d’appeler les souverainistes. La césure politique que les votes aux traités européens avaient montrée est aujourd’hui opérationnelle.

Patriotes, républicains, au travail, nous sommes majoritaires.

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Les « cultureux » s’inquiètent

Les « cultureux » s’alarment. Un « Ne laissez pas une région dirigée par le Front National » s’étale dans une publicité du Syndéac (Syndicat des directeurs d’établissements culturels). Dans la région Nord Pas de Calais, avant même la création des régions, tout fut mis en œuvre, à la fois pour accompagner la décentralisation culturelle issue de la politique de Malraux et conduite par divers ministres de la culture (en particulier Michel Guy) et, pour provoquer de nouvelles initiatives fondées sur la création, la diffusion et dans une certaine mesure l’Education.

Cette politique fit pourtant l’objet de vifs débats notamment entre socialistes et communistes, entre les tenants de l’animation culturelle face l’élitisme pour tous d’Antoine Vitez. Pendant longtemps l’influence d’élus communistes de Jack Ralite à Ivan Renar, deux amis qui m’aidèrent beaucoup lorsqu’aux affaires je défendais et promouvais nos choix. Il n’est qu’à mesurer aujourd’hui combien d’institutions ont contre vent et marée continué de donner le meilleur de la création théâtrale, musicale, chorégraphique et artistique dans la région.

Les socialistes ne laissent pas un bilan complètement négatif mais l’inquiétude se fait jour depuis plusieurs années, face aux désengagements ou au saupoudrage politique des subventions sous couvert de porter la culture au plus loin des campagnes ou face au sens d’une politique coûteuse donnant priorité à la fête, au divertissement sous couvert de modernité sociale en matière d’art contemporain et dont l’impact éphémère et peu solide n’ouvre guère l’appétence culturelle.

Les « cultureux » s’alarment, mais pourquoi plus aujourd’hui qu’hier ?

Les « cultureux » sont de gauche, qu’ils soient surtout républicains ! Ils doivent considérer que lorsque le peuple donne un avis aussi radical que dimanche dernier, la nuance du propos est de rigueur. Il est curieux de constater que beaucoup de par leur position font le jeu du « système ».

Le programme culturel de Mme Le Pen ressemble par son insuffisance et sa ligne populaire (« la culture plus près du peuple ») à des discours que tenaient ces vertueux militants socialistes qui pensaient qu’avant que les milieux populaires n’accèdent à la beauté créative, des médiations socio culturelles étaient indispensables ! Certaines associations culturelles n’ont même pas souhaité débattre par un fâcheux apriori.

Quant à celui de « LR », sa crédibilité est en question. Quand M. Bertrand dit vouloir augmenter sensiblement le budget de la culture et redonner vie à la décentralisation se référant à André Malraux, pouvons-nous le croire alors que des villes gagnées par l’UMP aux dernières municipales se comportent à l’inverse. A l’exemple de la ville du numéro deux de la liste LR, le maire de Tourcoing qui a remis en cause un joyau de la décentralisation théâtrale, le centre dramatique de Tourcoing-Lille, baisse le budget culturel, intervient dans le choix muséal et même censure une exposition…C’est une manière bien paradoxale de dénoncer le désengagement de l’Etat…

Etre un responsable culturel, ce n’est pas faire écho à la bien pensance, qui se nourrit de procès d’intention, mais d’exiger de ceux que le peuple de notre région, de notre pays aura désigné, le choix de la liberté de création, de l’encouragement sans à priori aux talents, de la promotion de nos élites artistiques au service de tous.

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Rencontre avec la presse locale pour Debout la France

C’est une rencontre tardive (quelques heures avant la fin de la campagne officielle) avec un journaliste de la Voix du Nord et Nord Eclair  qui a permis, à défaut de parler du fond et du programme, de mettre ma position au clair. J’ai pu leur réitérer mon désaccord total avec la prise de position de cette entreprise de presse vis à vis du Front National en m’interrogeant sur le nombre de journalistes en désaccord déontologique avec cette extraordinaire démarche. Je livre donc ci dessous le texte paru ce jour…

Photo Nord Eclair

« En 21 e position sur la liste nordiste du candidat de Debout la France, Jean-Philippe Tanguy, Christian Maes réapparaît publiquement dans le paysage politique local pour ces élections régionales. Sa place ne lui permet pas d’envisager un siège au conseil régional demain. Mais celui qui se revendique chevènementiste (il a appartenu au MRC dans les années 90-2000) après avoir été communiste, dit avoir accepté d’être sur la liste de Debout la France (qu’il a rejoint en 2014) pour défendre « un concept plus républicain de la France ».

Sans expression locale pendant cette campagne qui se termine, il se revendique en même temps « comme indépendant » et ne manifeste donc pas, à 75 ans, l’envie de revenir dans le paysage politique local avec un poste d’élu à la Région. Christian Maes est candidat par conviction et parce qu’il pense qu’un espace existe toujours pour les chevènementistes. « Je veux apporter cette nuance des républicains de gauche », souligne-t-il.

Il a longtemps siégé sur les bancs du conseil municipal de Tourcoing (dans la majorité puis l’opposition) dans les années 70-80.

Enseignant puis principal d’un collège, il a ensuite quitté la ville pour des raisons professionnelles et a continué d’être élu à Roubaix jusqu’aux dernières élections municipales. Il tient un blog. « Je suis un homme de gauche, un républicain, un patriote », dit-il. Localement, son évolution politique a parfois fait l’objet de critiques à gauche comme à droite »

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Un journal d’information ?

Ainsi la Voix du Nord et son satellite Nord Éclair par une pleine première page ont pris résolument parti aux élections régionales contre Marine Le Pen rompant ainsi avec ce qu’ils revendiquent : une tradition d’information objective et pluraliste. Dans un plus lointain passé leurs colonnes n’étaient guère ouvertes aux militants communistes. Il est vrai que Nord Eclair s’assumait « démocrate- chrétien » et longtemps anticommuniste.

Puisque par cette attitude, ces quotidiens deviennent de fait des organes d’opinion, ils devraient assumer complètement leur position en nous disant vers quelle(s) liste(s) leur choix se porte ! On a quelques idées là-dessus. Que diraient alors les crypto-gauchistes de la ligue des droits de l’homme qui se sont empressés d’applaudir cette presse « bourgeoise ».

Bien sûr, je ne fais aucun amalgame entre la vraie liberté de tel ou tel journaliste de polémiquer, de faire part par leurs éditoriaux d’une opinion argumentée mais que reste-t-il pour ces folliculaires de la bien pensance de culture d’indépendance politique ?

Faut-il que la panique s’empare de nos petites élites pour envisager de se mettre à dos les milliers de nos concitoyens qui choisiraient Le Pen ! L’effet recherché se retournera sans doute contre leurs auteurs.

Candidat de Debout la France et soutien de Nicolas Dupont Aignan, je ne défends aucunement le Front National qui est bien assez fort pour riposter ce que n’a pas manqué de faire Mme Le Pen, mais j’ai le souhait de lire des journalistes d’une presse régionale indépendants de leurs grands groupes de presse proposant et analysant des débats argumentés.

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